Cameroun: Cancer du sein – Dépistage gratuit au menu


Ils sont combinés à deux journées de sensibilisation et de dépistage gratuit bouclées hier, 7 octobre, à l’Hgoped.

De nombreuses femmes étaient présentes ces 6 et 7 octobre 2020 aux journées de dépistage gratuit du cancer du sein organisées par l’Hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Douala (Hgoped). Thème de l’opération : « Le cancer du sein ne doit plus être une fatalité ». Il a été rappelé à l’occasion que ce mal touche à la fois hommes et femmes. Raison pour laquelle la communauté internationale a décidé de dédier le mois d’octobre (parlant alors d’« Octobre Rose ») à cette pathologie. A l’Hôpital général de Yaoundé, selon le Pr. Paul Ndom, oncologue médical, 30% des cancers reçus sont liés au sein.

L’objectif visé lors de ces journées était de sensibiliser le plus grand nombre, faire un plaidoyer de la prise en charge (très coûteuse) et surtout dépister les lésions bénignes qui peuvent virer à des cancers si rien n’est fait. « Le cancer du sein est curable. La condition c’est d’arriver tôt à l’hôpital, de frapper à la bonne porte pour avoir une guérison. Ce cancer, dans plus de 80% des cas au Cameroun, arrive malheureusement tardivement et lorsque le cancer de la femme est déjà métastatique, la guérison n’est plus au bout de la chaîne », explique le Pr Ndom.

Il est donc question de faire comprendre à la population qu’elle ne doit plus hésiter à venir consulter tôt, car elle peut guérir son cancer à un stade primaire 1 ou 2. Tout le mois d’octobre, sous la houlette du Dr Anne Sango, sera consacré à la sensibilisation, à l’éducation et au dépistage des lésions précancéreuses. Pour ce qui est du dépistage, une recommandation : lorsque dans une famille il y a eu un cas de cancer du sein ou de l’ovaire, il faut que les autres membres, notamment les femmes, pensent à se faire consulter au moins une fois par an de façon systématique. Pour voir si leurs seins ne posent pas de problème. En outre, quand on peut le faire régulièrement sur un ou deux ans, on peut sauter la troisième année, puis recommencer le cycle.

La femme peut également s’auto-examiner par palpation des seins. Devant le miroir, elle vérifie si ses seins sont symétriques, si la couleur est la même partout et s’il n’y a pas une rougeur ou peau d’orange, comme une espèce d’inflammation au niveau des seins. Bien plus, en touchant les seins, il faut vérifier s’il n’y a pas une boule, qui se présente d’abord sous forme d’un grain d’arachide, ensuite comme une bille, et si rien n’est fait, peut atteindre la taille d’un citron.



allafrica

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