Au Tadjikistan, un président toujours indéboulonnable



Contre quatre candidats considérés comme de simples faire-valoir, le président Emomali Rakhmon a remporté l’élection présidentielle du 11 octobre, avec plus de 90 % des voix selon les premières estimations. Il dirigera donc le pays au moins jusqu’en 2027.

À la tête du Tadjikistan depuis 1992, Emomali Rakhmon, 68 ans, a été réélu quatre fois. Et il a réussi, à deux reprises, à prolonger son mandat par référendum. Par ailleurs détenteur depuis 2015 du titre officiel de “​pechvoï millat” (“leader de la nation”), il a fait amender la Constitution en 2016 pour pouvoir se présenter aux élections autant de fois qu’il le souhaite. Soit à vie.

En outre, Rakhmon a récemment pris des dispositions pour organiser sa succession en plaçant son fils aîné, Roustam, 32 ans, à un poste clé. Maire de Douchanbé, la capitale tadjike, Roustam est aussi depuis avril 2020 à la tête du Sénat. Or en cas d’incapacité du chef de l’État, c’est au président du Sénat d’assurer l’intérim à la présidence.

Le peuple soutient Rakhmon

Selon Abdoullo Davlatov, président de l’Union des Tadjiks de Russie, cité par le média russe Politexpert, contrairement au Kirghizistan, où le dernier scrutin a donné lieu à une nouvelle révolution, “au

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Alda Engoian





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