Afrique: Dette des pays pauvres – Le G20 prolonge le moratoire de six mois


Le G20 a prolongé, le 14 octobre de six mois, jusqu’au 30 juin 2021, le moratoire sur la dette des pays les plus pauvres durement affectés par la pandémie de coronavirus.

La prolongation du moratoire a été annoncée par les ministres des Finances et chefs des Banques centrales du G20 à l’issue d’une réunion virtuelle organisée par l’actuel président du groupe, l’Arabie saoudite.

« Nous sommes convenus de prolonger l’initiative de suspension du service de la dette de six mois », a déclaré le ministre saoudien des Finances, Mohammed al-Jadaan, au cours d’une conférence de presse. Mais ce moratoire pourrait encore être prolongé jusqu’à la fin de 2021, lors d’une prochaine réunion du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, selon une déclaration commune.

« Nous reconnaissons que traiter la dette au-delà de la suspension du service de la dette peut être nécessaire au cas par cas », a commenté le G20, ajoutant « avoir convenu le principe d’un cadre commun » pour s’attaquer à ce sujet.

Depuis Washington, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a abondé dans ce sens, soulignant dans un communiqué que « dans un certain nombre de pays, les débiteurs et les créanciers devront travailler ensemble rapidement pour restructurer la dette, en particulier pour débloquer les financements indispensables du FMI ».

Mais, cette mesure est jugée insuffisante par des ONG qui ont été plus critiques.

« Le G20 a fait un pas important aujourd’hui, mais il n’est pas allé assez loin », a déclaré Najat Vallaud-Belkacem, directrice de la campagne ONE en France.

« Ils auraient pu prolonger l’arrêt du service de la dette jusqu’à la fin de 2021 pour aider les pays les plus pauvres du monde à lutter contre cette pandémie. Ils ont simplement choisi de ne pas le faire », a-t-elle déclaré.

« Avec le chaos économique causé par la Covid-19 qui menace de faire reculer la lutte contre la pauvreté de plusieurs décennies, la prolongation de la suspension du service de la dette était le strict minimum que pouvait faire le G20 », a estimé Jaime Atienza, d’Oxfam.



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