À Chypre du Nord, “les urnes ont élu… Erdogan”



Ersin Tatar, le candidat soutenu par la Turquie, a été élu le 18 octobre pour diriger la Chypre du Nord, alors que les sondages le donnaient perdant. Cette victoire surprise inquiète la presse chypriote car Tatar s’oppose à la réunification de l’île, divisée depuis l’intervention de l’armée turque en 1974.

Le journal chypriote indépendant Phileleftheros s’étonne de la victoire d’Ersin Tatar, le candidat nationaliste à la présidence de la République turque autoproclamée de Chypre du Nord (RTNC), non reconnue par la communauté internationale, avec 51,69 % des voix, contre le président sortant Mustafa Akinci.

“Son premier geste après l’annonce de sa victoire n’a pas été de remercier ses électeurs, mais de téléphoner au président turc Recep Tayyip Erdogan. C’est bien plus tard que Tatar s’est offert un bain de foule dans la partie occupée de Nicosie”, reprend Phileleftheros.

C’est donc clair : la Turquie contrôle totalement cette partie nord et s’assure un rôle prépondérant dans la région puisque la partie occupée de l’île est une pièce importante dans la stratégie d’Ankara pour revendiquer des territoires maritimes en Méditerranée orientale.”

“C’est pourquoi Ankara veut, entre autres, ajouter, sur la table des négociations de paix à Chypre, les sujets énergétiques et la revendication des hydrocarbures sous-marins”, conclut le quotidien inquiet pour l’avenir des négociations en vue d’une réunification de l’île, divisée depuis quarante-six ans.

Source

“Le Libéral” est le premier quotidien en langue grecque de Chypre. Fondé en 1955, il est considéré comme indépendant mais aussi conservateur. En tout cas, c’est le titre le plus sérieux de l’île et le plus pointilleux dans ses reportages, notamment

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