Algérie: Industrie cinématographique – Vers la création d’un « Centre algérien du cinéma »


Alger — Le passage d’une activité cinématographique à une véritable industrie passe par la création d’un « Centre algérien du cinéma », regroupant toute les activités de gestion du secteur, a indiqué Bechri Youcef Sehairi, secrétaire d’Etat, auprès du ministre de la Culture et des Arts, chargé de l’industrie cinématographique et de la production culturelle.

Dans un entretien à l’APS, Youcef Sehairi a expliqué que le projet du Centre algérien du cinéma était « actuellement à l’étude » ajoutant que cet établissement est conçu pour « regrouper les activités de gestion de l’industrie cinématographique ».

La création de ce centre est une étape importante pour la gestion du secteur, estime-t-il, jugeant que les missions et prérogatives des entreprises existantes, à l’image du Centre algérien pour le développement du cinéma (Cadc) ou du Centre national du cinéma et de l’audiovisuel (Cnca) se « rejoignent souvent ».

Sur le plan de la législation, le secrétaire d’Etat a évoqué la révision entamée récemment de la loi sur le cinéma et l’audiovisuel estimant que ce cadre juridique « ne convient plus aux réalités du métier ».

S’agissant des professionnels du cinéma, le secrétaire d’Etat a évoqué un prochain accord entre les ministère de la Culture et des Arts et celui des Finances pour émettre une carte professionnelle à l’adresse des techniciens et professionnels du cinéma pour que ces derniers puisse bénéficier « d’une couverture sociale et de facilitation dans les domaines de la production ».

Abordant la production cinématographique, Youcef Sehairi a insisté sur l’importance « d’ouvrir le champs aux producteurs étrangers » pour faire de l’Algérie une destination des réalisateurs et producteurs ce qui sera également une occasion de « promouvoir l’image de l’Algérie et son potentiel cinématographique mais aussi pour le transfert des connaissances et expériences dans ce domaine ».

Des réunions entre les deux départements ont abouti à la possibilité de récupération des salles fermées par le ministère de la Culture et des Arts, a-t-il indiqué, précisant que l’implication des opérateurs privés dans la gestion des salles était à l’étude.

Ces dernières années, le secteur du cinéma vit une situation des plus complexes due particulièrement à la baisse de la production, à l’absence quasi totale de salles de projection opérationnelles, à la faiblesse de la distribution et de la formation, selon des observateurs.



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