Cameroun: Amélioration du climat des affaires – Sept engagements pour la relance


En faisant le point sur l’impact économique du Covid-19, les secteurs public et privé ont redéfini hier, au cours du 11e Cameroon Business Forum, un nouvel axe de coopération.

Le Premier ministre, chef du gouvernement, a réuni hier autour de lui, le secteur public et le secteur privé pour un nouvel épisode du dialogue entre les deux parties. C’était dans le cadre de la 11e édition du Cameroon Business Forum (CBF). Thème central des discussions : « L’environnement des affaires à l’épreuve du Covid-19 ». Et, contexte Covid-19 oblige, les conditions d’organisation de ce rendez-vous annuel ont été revues.

En effet, cette édition du CBF s’est tenue non pas à Douala, capitale camerounaise des affaires, mais à Yaoundé, dans les services du Premier ministre. De plus, le nombre de participants a été considérablement revu à la baisse, seuls 50 contre les 500 habituels ayant été admis. Mais, cela n’a en rien entaché la pertinence des débats. D’ailleurs, Joseph Dion Ngute a rappelé que ce CBF est l’aboutissement de concertations qu’il a personnellement eues avec divers acteurs depuis l’avènement de la pandémie au Cameroun en mars dernier.

Par rapport au thème retenu, plusieurs exposés ont permis de dresser l’état des lieux de l’économie nationale dans ce contexte de pandémie liée au Covid-19. Ainsi donc, le Pr. Touna Mama est revenu sur l’historique d’une quinzaine de pandémies ayant secoué le monde au fil des siècles, pour en tirer des leçons, telles que transformer les obstacles en opportunités ou encore développer la résilience.

Célestin Tawamba, président du Groupement interpatronal du Cameroun, quant à lui, après avoir rappelé les effets néfastes du nouveau coronavirus sur les entreprises et l’économie en général, a proposé des mesures que le gouvernement pourrait prendre, notamment via la prochaine loi de finances, afin de mieux accompagner le secteur privé.

Il s’agit entre autres de l’apurement de la dette intérieure de l’Etat, mais surtout de la définition d’un nouveau paradigme fiscal. « Il serait souhaitable que les entreprises ne payent plus les impôts sur le chiffre d’affaires », a indiqué M. Tawamba. Christophe Eken, président de la Chambre de commerce, de l’industrie, des mines et de l’artisanat (CCIMA) est pour sa part revenu sur les stratégies mises en place par le secteur privé pour faire face à la pandémie, tant sur le plan sanitaire qu’en ce qui concerne le fonctionnement des entreprises. Alors que côté gouvernement, les ministres des Finances (Louis Paul Motaze) et de l’Economie (Alamine Ousmane Mey), ont présenté les mesures prises par les pouvoirs publics pour soutenir le secteur privé, en soulignant bien l’impact de la pandémie sur les ressources de l’Etat.

Pistes de solutions

Des divers exposés et des échanges qui ont suivi, il est ressorti des propositions pour permettre aux uns et aux autres de tirer leur épingle du jeu. Ainsi, la feuille de route du CBF 2020 comprend sept indicateurs-clés dont la finalité est l’amélioration du classement du Cameroun dans le Doing Business de la Banque mondiale. Ces indicateurs concernent entre autres la création des entreprises, le permis de construire, l’accès à l’électricité, le commerce transfrontalier. La mise en œuvre de toutes ces recommandations devrait être faite entre décembre 2020 et mars 2021.

Quid des recommandations antérieures ?

En ouvrant les travaux, le Premier ministre a tenu à faire le point sur la réalisation de la feuille de route 2019. Il a notamment salué l’intégration d’un bureau CNPS dans les centres de formalités de création d’entreprises, l’opérationnalisation du guichet unique de délivrance des actes d’urbanisme dans la ville de Douala, la révision à la baisse des taux d’enregistrement lors des transferts de propriété, l’octroi de certains avantages aux entreprises installées dans les zones économiquement sinistrées, l’opérationnalisation du troisième portique et l’acquisition de nouveaux engins au port de Douala, etc. Preuve, s’il en était encore besoin, de l’importance du CBF pour le développement de l’économie camerounaise.



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