Allemagne : revalorisations salariales pour les fonctionnaires



Publié le 25 oct. 2020 à 18:07

Le troisième tour fut le bon. Au terme de quatorze heures de négociations marathon, les représentants des 2,5 millions de salariés de la fonction publique fédérale et des collectivités locales ont obtenu dimanche des augmentations conséquentes. Ils bénéficieront à partir du mois de mars 2021 de hausses salariales comprises entre 3,2 % et 4,5 % sur deux ans selon leurs niveaux de revenus. Le coût de l’accord qui court jusqu’au 31 décembre 2022 est estimé par les employeurs à 4,9 milliards d’euros, dont 1,2 milliard pour l’Etat fédéral.

Les syndicats Ver.di et DBB exigeaient une augmentation de 4,8 % mais « dans les conditions actuelles, il s’agit d’un niveau respectable, conçu sur mesure pour les différents groupes professionnels qui ont fait l’objet de la négociation collective », a déclaré Frank Werneke, le chef de Ver.di.

De fait, outre une prime ponctuelle pour tous de 300 à 600 euros selon le niveau de revenu, versée au titre de la pandémie qui a éprouvé les troupes, les « héros » du coronavirus que sont les personnels de santé ont été particulièrement bien traités.

3.900 euros pour certains infirmiers

Alors qu’ils risquent d’être de nouveau soumis à rude épreuve par la deuxième vague de pandémie qui sévit en Allemagne , les services infirmiers vont ainsi bénéficier d’une hausse de 8,7 % sur deux ans tandis que ceux travaillant dans des services de soins intensifs percevront une augmentation globale de 10 %. Le gain total pourrait ainsi atteindre 3.900 euros pour un infirmier employé dans un tel service et soumis à des tranches horaires variables.

Cet accord prévoit aussi un abaissement du temps de travail à 39 heures d’ici 2023 pour les personnels employés dans les nouveaux länder afin d’atteindre enfin le même niveau que leurs pairs dans la partie ouest du pays. Il ne couvre en revanche pas les salariés des transports publics locaux (ÖPNV) dont les revalorisations salariales font l’objet d’une négociation parallèle. Ver.di exige pour eux une convention collective nationale afin d’instaurer un traitement homogène sur tout le territoire.



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