Afrique Centrale: L ‘Unesco encourage les jeunes dans la meilleure gestion de l’information


Le bureau régional de l’Unesco a organisé, le 28 octobre, dans le cadre de la célébration de la journée internationale de l’accès universel à l’information et de la semaine de l’éducation aux médias, une rencontre virtuelle pour permettre à la jeunesse de l’Afrique centrale de mieux utiliser l’information en cette période du numérique.

Cette journée a été placée sous le thème « les jeunes éduqués aux médias et à l’information en Afrique centrale : une pierre angulaire pour la mise en œuvre des politiques d’accès à l’information ».

Cette rencontre avait entre autres objectifs de discuter et de définir un plan d’action pour l’engagement des jeunes dans les lois politiques d’accès à l’information, mesurer l’impact de la promotion des stratégies de diffusion et d’accès à l’information, et de ses implications dans tous les secteurs de la société. A traves ce programme, l’Unesco vise à permettre à tous les citoyens d’acquérir une pleine maîtrise des informations auxquelles ils ont accès.

La conférence a été rehaussée de la présence des ministres de la Communication du Congo-Brazzaville, du Gabon, du Burundi, du Cameroun, des représentants des organisations et associations nationales et régionales, des experts en communication et professionnels des médias. Elle a permis à plusieurs panelistes de différents pays de la sous-région d’intervenir sur diverses thématiques.

Exposant sur la thématique « la pédagogie du principe de jeunesse, vers un performant accès à l’information », le professeur Robert Ludovic Miyouna, enseignant à l’Université Marien Ngouabi, a insisté sur le niveau d’accès à l’information. Pour lui, l’information est l’unité de base de développement, là où il y a stimulus il y a réaction, l’information serait le stimulus pour susciter la réaction.

« Si nous voulons aller vers la transformation, il faut réunir nécessairement le maximum d’information pour produire le maximum de stimulus, de changement », a-t-il souligné

Il a par ailleurs présenté la vulnérabilité de la jeunesse qui en même temps constitue une force pour la transformation sociale via l’éducation aux médias et l’information.

« Nous avons des technologies mais ne savons pas toujours à quoi nous devons les utiliser. Il n’est pas évident que les jeunes, les adultes sachent dans quel type d’utilisation qu’ils peuvent servir l’instrument numérique. Nous avons le devoir de communiquer au maximum pour permettre aux citoyens d’avoir un maximum d’information pour qu’ils soient en mesure de maîtriser ou d’opérer le choix en fonction des offres qu’ils ont en présence. », a signifié Robert Ludovic Miyouna.

De son côté, Mike Urli, secrétaire à la fédération catholique des mouvements du Gabon, a évoqué le rôle de la société civile dans l’éducation des jeunes aux médias et à l’information dans une société africaine en pleine mutation numérique.

Pour sa part, Dorothée Danedjo Fouba, enseignante à l’école supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication au Cameroun, présidente de l’association Estemate, a développé le thème « les jeunes et solutions innovantes : le cas des sources ouvertes ».

Au terme de cette rencontre, trois grandes recommandations ont été formulées aux gouvernements des pays de la sous-région. Il s’agit d’introduire les questions d’éducation à l’information et aux médias au niveau des écoles du primaire et du secondaire des pays de la sous-région, de faciliter un cadre juridique encadrant les questions d’éducation aux médias et à l’accès à l’information et d’établir une feuille de route.

Initiée en 2012, la semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information se tient chaque année.



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