Algérie: Insertion professionnelle des jeunes – Suivre le dossier pour remédier aux difficultés


Alger — Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, El Hachemi Djaaboub, a réaffirmé mercredi à Alger, son souci « majeur » de suivre le dossier d’insertion des bénéficiaires des deux dispositifs d’aide à l’insertion professionnelle et l’insertion sociale des jeunes diplômés et de veiller à sa mise en œuvre sur le terrain, tout en aplanissant surpassant toutes les difficultés qui l’entrave.

S’exprimant devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN) dans le cadre du débat du Projet de loi de finances (PLF) de l’année 2021, M. Djaaboub qui présentait les axes les plus importantes des politiques du secteur, a souligné son souci « majeur» de suivre le dossier d’insertion des bénéficiaires des deux dispositifs d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP) et à l’insertion sociale (DAIS) des jeunes diplômés, de le mettre en œuvre sur le terrain, d’aplanir toutes les difficultés l’entravant et de le soumettre prochainement en conseil interministériel.

Le ministre a rappelé le décret exécutif n 19-336 du 8 décembre 2019 portant intégration des bénéficiaires des dispositifs d’aide à l’insertion professionnelle et à l’insertion sociale des diplômés, par l’adoption de critères objectifs et transparents conformément à l’ancienneté dans ce dispositif, et ce à partir du 1er novembre 2019.

Cette opération « concerne 365.000 bénéficiaires du dispositif d’insertion, répartis en trois étapes ». La 1e étape comprend « 160.000 personnes parmi les bénéficiaires disposant d’une ancienneté de plus de huit (8) années d’activité effective ». La 2e étape concerne « 105.000 autres personnes parmi les bénéficiaires ayant une activité effective de trois (3) ans à (8) huit ans ». La 3e étape concerne, quant à elle, « 100.000 personnes parmi les bénéficiaires ayant une ancienneté de moins de trois (3) années.

Selon le ministre, cette opération « devait débuter en 2019 et prendre fin en décembre 2021 », mais « son déroulement a rencontré des difficultés d’ordre administratif empêchant même sa mise en œuvre dans les délais impartis.

Pour le ministre, « l’opération d’intégration a vu la cadence de sa concrétisation ralentir, avec l’intégration jusqu’au 27 octobre 2020, de quelque 20.221 bénéficiaires sur 160.000 concernés par la 1er étape, soit un taux de 13,51% enregistré par le ministère ».

Cela est dû principalement à « l’incapacité de la plupart des secteurs ministériels concernés à déterminer leurs besoins réels en matière de postes budgétairess », à « la non-conformité des postes disponibles aux spécialisations et qualifications des bénéficiaires des deux dispositifs », à « la lourdeur des procédures d’allouer les affectations financières pour ouvrir ces postes », ainsi qu’aux « complications bureaucratiques et à l’absence de l’esprit d’initiative dans le traitement des dossiers relatifs à l’insertion, notamment au niveau local ».

Dans le cadre des efforts de mise en œuvre de ce programme d’insertion des bénéficiaires des deux dispositifs d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP) et à l’insertion sociale des diplômés, le ministère a pris plusieurs procédures proactives visant à prendre en charge toutes les questions liées à la mise en œuvre de ce processus dans les délais fixés par le Gouvernement.

Le ministre a également souligné que ces procédures consistaient principalement en « la préparation et l’assainissement des listes nominatives des jeunes concernés par l’insertion, en état d’activité jusqu’en octobre 2019, en ce qui concerne tous les secteurs et toutes les wilayas, et la préparation des certificats d’insertion et d’affiliation à la Sécurité sociale pour les transférer à toutes les administrations et aux organismes publics concernés par l’opération en décembre de l’année écoulée, à l’effet de faciliter les procédures et d’accélérer l’opération d’insertion ».

Au regard des limites du dispositif actuel d’aide à l’insertion professionnelle et après une évaluation objective de celui-ci, M. Djaaboub a indiqué que le secteur envisage « d’introduire de nouveaux mécanismes d’emploi et d’insertion professionnelle, plus souples et plus simples en termes de procédures », reposant notamment sur « l’accompagnement, l’insertion et la formation par apprentissage, en renforçant l’approche basée sur l’adaptation de la formation aux besoins du marché de travail ».

Dans le même sillage, le ministre a révélé que le secteur « bénéficiera, dans le cadre du projet de loi de Finances 2021, d’une affectation financière de 37,9 milliards DA, allouée aux dépenses du Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle, à hauteur de 32 milliards DA, et du concours de l’Etat au fonctionnement de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM) à hauteur de 5,9 milliards DA ».



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