Burkina Faso: « Ce que la couleur a à dire » – Des œuvres de Léopold Séguéda qui masquent la morosité


Léopold Séguéda vit et travaille à Ouagadougou. Il se forme au dessin et à la peinture, aux côtés de l’artiste Fayçal Zaré et tire son inspiration dans les collections réalisées par le peintre congolais Chéri Samba.

A travers son travail, il aborde des thèmes sociaux, engagés et universels comme l’immigration, la crise sanitaire et le racisme. En 2017, il crée l’association « Collectif des arts naïfs » pour la promotion de l’art naïf burkinabè et le développement d’ateliers de peinture dans les écoles.

L’Artiste utilise comme fond de peinture, les motifs de pagnes, sur lesquels il dépeint l’actualité du monde. Il y aborde des thèmes tels que le confinement, l’immigration clandestine, la ségrégation, les pénuries d’eau, la guerre, les conséquences de l’Internet, etc.

A travers ces thèmes, l’auteur dénonce certains maux sociaux et espère participer à sa manière à leur éradication. Et Patrick Hauguel, le Directeur de l’IF/Ouaga ne manque pas de montrer sa fierté et de féliciter l’artiste pour ces œuvres de belles factures.

Peintre un peu particulier, il s’amuse de ses stéréotypes. Multiplie les variantes avec finesse : qui devinera où sont dissimulés tous les fragments de pagnes collés ? les logos « prudence » et les autres sont, eux, parcimonieux : on les voit, mais on les cherche. Des morceaux de réalité dans une peinture de la réalité.

Les personnages sont caricaturés, légèrement, mais sûrement, les proportions altérées, les fautes d’orthographes et les mots inventés plus systématiques, les espaces plus chargés, animés, bouillonnant, bariolés…



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