Cameroun: Approvisionnement en roduits pétroliers – On prépare le premier trimestre 2021


Le ministre de l’Eau et de l’Energie a récemment signé un avis de consultation internationale ouvert pour la sélection de traders devant ravitailler le Cameroun.

Le Cameroun veut s’assurer de la disponibilité des produits pétroliers raffinés sur le marché, durant le premier trimestre 2021. Pour ce faire, le ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee), Gaston Eloundou Essomba, a signé, le 26 octobre dernier, un avis de consultation internationale ouvert. Celui-ci vise la sélection des traders appelés à livrer ces hydrocarbures aux importateurs locaux. Concrètement, de grands navires chargés de produits pétroliers se rendront disponibles dans les eaux camerounaises ou offshore de Lomé. L’opération peut se faire de navire à navire, ou directement dans les bacs de la Société nationale de raffinage (Sonara). Ladite consultation porte sur la fourniture de 465 000 tonnes métriques (TM) de produits pétroliers. Les traders intéressés peuvent soumissionner sur un ou plusieurs lots. Ces opérateurs internationaux ont jusqu’au 9 novembre prochain pour déposer leur dossier.

Cette opération n’est pas la première du genre initiée par le Cameroun. En effet, depuis l’incendie ayant mis hors service la Sonara le 31 mai 2019, les autorités ont mis en branle un dispositif destiné à assurer l’approvisionnement continu des produits pétroliers sur son territoire. La quantité totale à importer pour le premier trimestre 2021 est identique à celle sollicitée en juillet dernier pour les mois d’octobre, novembre et décembre 2020. Bien avant, un autre appel d’offres international a été lancé le 23 décembre 2019. Lequel avait abouti à plusieurs livraisons effectuées en très grande partie par l’entreprise nigériane Sahara Energy, suivie des Suisses Vitol, Addax Energy et Petra Energy SA. Selon le Minee, l’option gouvernementale de mettre en concurrence plusieurs traders a permis à l’Etat de réaliser d’importantes économies budgétaires. Gaston Eloundou Essomba les estime à 150 milliards de F.



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