Au Danemark, 14 millions de visons sacrifiés à cause du Covid-19



Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, Copenhague a préféré agir trop tôt plutôt que trop tard. Mais ce principe n’a pas été appliqué pour les visons, qui doivent désormais être abattus après la découverte de plusieurs cas de contaminations.

“Le gouvernement face aux critiques pour avoir agi trop tard dans l’affaire des visons”, note en une le quotidien danois Jyllands-Posten. Pourtant, le mercredi 4 novembre, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen (parti Social-démocratie), a annoncé l’abattage des 14 millions de visons que compte le royaume. Une mesure qui pourrait détruire 6 000 emplois et coûter 667 millions d’euros en perte d’exportation.

La raison de cette décision : la découverte de 5 cas de Covid-19, dû à une version du virus comportant des différences génétiques, chez les visons. De plus, 12 personnes ont été infectées. Une découverte qui suscite la crainte car, selon les autorités de santé, il existerait un risque de départ d’une nouvelle pandémie depuis le Danemark. Pour autant, aucune information scientifique n’est disponible pour le moment.

Certains craignent notamment que le futur vaccin ne soit pas efficace contre la version du coronavirus due à une mutation. Ce que François Balloux, chercheur à l’University College de Londres, (qui a déjà documenté de nombreuses variations du coronavirus apparaissant à plusieurs reprises chez le vison, dont aucune n’est préoccupante pour l’homme) juge dans le New Scientist “complètement idiot”.

Dans un tweet, il note que cette histoire qui circule sur Twitter est “hautement problématique”. Selon lui, “il y a des éléments de vérité mais les reportages sont complètement irresponsables”.

Le risque posé par les visons, explique Jyllands-Posten, était connu depuis le mois de juin. Le gouvernement a donc agi à rebours de sa propre méthode, à savoir le “principe de précaution”.

Désormais, les mesures de protection contre le Covid-19 nécessitent pour le gouvernement de prendre ces mesures radicales. Un choix qui pourrait se retourner contre lui, estime Politiken, un autre journal danois, dans son éditorial du jour :

La gestion de la crise des visons ressemble à un scandale qui va coûter très, très cher au Danemark.”

Source

Fondé en 1871, ce journal libéral a son siège à Aarhus mais est installé en force à Copenhague. Il se vante d’être “le journal international du Danemark”, ce qu’il a involontairement réussi avec la publication des caricatures du prophète

[…]

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