à Gondar, les populations mobilisées pour soutenir l’effort de guerre



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L’offensive menée par le gouvernement contre la province du Tigré dure depuis maintenant 6 jours. Les combats ont lieu à 700km au nord de la capitale Addis Abeba, sans que l’on puisse estimer le nombre de victimes à cause de la coupure des télécommunications. Des bombardements ont lieu contre les positions du parti TPLF assure le Premier ministre. Au sud de la ligne de front, les populations sont mobilisées pour soutenir l’effort de guerre.

Avec notre envoyé spécial à Gondar, Noé Hochet-Bodin

Dans les rues de Gondar, plusieurs pickups lancent en boucle un appel à la mobilisation. Un appel qui va du don du sang à toute contribution utile pour les forces gouvernementales.

Awoke Mamo s’investit personnellement dans l’effort de guerre. « Je soutiens complètement nos forces armées. J’utilise ma propre voiture pour trasnporter de la nourriture et de l’eau que j’amène près de la ligne de front. Sur le retour je ramène les blessés. C’est ma contribution. »

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L’accent est mis sur la collecte de nourriture, effectuée par le chef de l’administration de Gondar-Sud, Awoke Zemene, qui s’apprête à envoyer un nouveau camion d’approvisionnement.

« Dans ce camion, il y a des céréales, du sucre, de l’huile, des biscuits, tout ce qu’on peut trouver pour soutenir nos forces. Chacun contient 35 000 euros de marchandises recueillies auprès des communautés. »

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Les hommes sont nombreux à vouloir s’enrôler. Zemene Tsegay fait partie des candidats. « Oui, je veux y aller. Mais on doit bien s’organiser pour cela. Je veux combattre le TPLF qui a commis des crimes horribles contre les Amharas. Je veux y aller même si je ne sais pas combattre, je serai toujours utile. »

Alors que certains souhaitent partir pour le front, des soldats en reviennent déjà et peuvent être aperçus dans les rues de la ville.

Mon avis est que le rapport de forces est très en faveur ddes Tigréens aujourd’hui. Ils ont aujourd’hui une force militaire nettement supérieure à celle de l’armée fédérale. Mais ils ont un inconvénient qui est qu’ils ne peuvent pas mener une guerre de longue durée, parce que toutes leurs frontières sont fermées.

René Lefort



rfi

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