Affaires familiales, consommation d’alcool… les Émirats adaptent leurs lois aux expatriés



La presse arabophone des Émirats se montre elliptique, mais c’est dans les titres anglais du pays que l’information est traitée en détail : une libéralisation assez considérable des lois régissant la vie des expatriés. Voire des Émiratis eux-mêmes.

“Sans mettre en cause les fondamentaux de la société émiratie, le Code pénal est modifié dans le sens d’une dépénalisation de certains faits qui ne nuisent pas à autrui”, annonce de manière quelque peu énigmatique le grand quotidien arabophone d’Abou Dhabi, Al-Ittihad.

C’est dans la presse anglophone d’Abou Dhabi que la nouvelle est traitée de manière plus explicite : “Les Émirats arabes unis s’engagent dans une des refontes les plus importantes de leur système légal depuis des années”, explique le principal quotidien anglophone du pays, The National. “Les nouvelles lois, à effet immédiat, doivent [permettre] aux Émirats de rester une destination pour des investissements étrangers” et pour les candidats à l’expatriation en provenance du monde entier.

Concrètement, les résidents non émiratis – qui forment environ 90 % de la population totale du pays – pourront régler leurs affaires familiales selon les lois de leur pays d’origine, notamment en ce qui concerne le divorce de couples qui se sont mariés à l’étranger, ainsi que les questions d’héritage. Toutefois, des biens acquis aux Émirats resteront soumis à la législation locale.

Parmi les autres nouveautés, la décriminalisation de la vente et de la consommation d’alcool. L’alcool était déjà en vente aux Émirats, mais de manière très encadrée et il était réservé aux personnes détentrices d’une autorisation expresse, typiquement les expatriés. De même, les couples non mariés auront désormais le droit de cohabiter sous un même toit.

Ces mesures comportent également la dépénalisation du suicide (une tentative de suicide pouvait jusqu’alors théoriquement entraîner des poursuites judiciaires), ainsi qu’une plus grande sévérité pour réprimer le harcèlement sexuel et les crimes dits “d’honneur”.





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