Afrique: Dette publique africaine – Plaidoyer pour une annulation complète


Plusieurs acteurs dont le Président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, ont plaidé, samedi dernier, pour l’annulation complète et définitive de la dette africaine devenue un fardeau avec la survenue de la pandémie de la Covid-19. Ce énième plaidoyer a été fait lors de l’Assemblée générale d’information et de partage du Comité d’initiative pour l’annulation de la dette africaine (Iada),

L’appel du Président Macky Sall, le 28 mars 2020, pour l’annulation de la dette publique africaine, en pleine pandémie de la Covid-19, a eu des échos favorables à travers le continent et dans le monde. Le service de la dette absorbant en moyenne 14 % du Pib des pays africains, plusieurs personnalités prenant part à l’Assemblée générale d’information et de partage du Comité d’initiative pour l’annulation de la dette africaine (Iada) ont plaidé pour son effacement.

Le Président de l’Assemblée nationale a affirmé que l’objectif de l’Iada est « d’une brûlante actualité ». « C’est connu de tous que le fardeau de la dette est de plus en plus insupportable, notamment pour les pays sous-développés, fragilisés parfois piétinés », a déclaré Moustapha Niasse.

Il a estimé que le moratoire accepté par les partenaires et les bailleurs de fonds est à saluer, « mais ce n’est pas suffisant ».

« Vous avez dit annulation complète et définitive de la dette africaine et voilà l’objectif qu’il faut atteindre. Il faut l’annulation complète et définitive de la dette africaine. Ce que vous êtes en train de faire est historique.

La dette s’est accumulée et son service coûte beaucoup à nos finances », a-t-il expliqué. À son avis, Macky Sall a exprimé un droit légitime de l’ensemble des peuples du tiers monde, de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. À ce titre, il a salué « la lucidité, le courage, le réalisme et l’esprit entrepreneurial du Président Macky Sall » qui a été le premier Chef d’État à lancer cet appel.

Moustapha Niasse s’est réjoui que cette initiative dépasse les frontières du Sénégal et du continent africain. Il a révélé que les 54 Parlements africains ont pris en charge la question de l’annulation de la dette africaine.

« Le 07 octobre dernier, ces Parlements ont pris l’initiative, sous l’égide du Sénégal et du Nigeria, de créer une osmose à partir d’un groupe de sept pays afin de prendre en charge l’initiative du Président Macky Sall », a-t-il révélé.

Au départ, a rappelé M. Niasse, il y avait sept Assemblées : Sénégal, Ghana, Kenya, Rwanda, Afrique du Sud, Éthiopie et Nigeria. Ce Comité des 7 a été élargi à des pays comme le Maroc et l’Algérie pour intégrer l’Afrique du Nord mais aussi aux pays lusophones (le Cap-Vert, l’Angola), et hispanophones (la Guinée équatoriale).

«Votre comité a, aujourd’hui, le soutien des 54 Parlements du continent africain. Le comité est en train de poser un acte historique aux côtés d’un Chef d’État jeune, engagé et sincère (Macky Sall) », a poursuivi Moustapha Niasse.

Le président du Comité d’initiative pour l’annulation de la dette africaine, Mody Guiro, a insisté sur la nécessité de suivre l’appel du Chef de l’État car, a-t-il souligné, « l’effet de la Covid-19 sur l’économie de nos pays est terrible, en ce que cette maladie a mis à terre tous les agrégats macroéconomiques, créant un chômage pour des milliers de travailleurs ».

À l’en croire, les ressources qui seront épargnées de l’annulation de la dette peuvent servir à la relance des économies africaines.

Le ministre-conseiller Mor Ngom s’est inscrit dans la même lancée, encourageant le Comité d’initiative pour l’intérêt accordé à l’appel du Chef de l’État.

Il a salué l’engagement de la société civile, des organisations syndicales et de la classe politique pour cette initiative, dans le but de « créer les conditions d’une annulation de la dette africaine ». Cette annulation est devenue, selon lui, « une exigence de justice et d’humanité dans un contexte de Covid-19 ».



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