Assemblée nationale : Gratien Iracan réfute les allégations de « corruption » pour déchoir le bureau et appelle à dénoncer les présumés auteurs avec preuve à l’appui


Le député Gratien de Saint-Nicolas Iracan a, ce mardi 10 novembre, réfuté les allégations de corruption en vue de la signature d’une pétition visant la déchéance du bureau de l’Assemblée nationale. Cet élu de l’opposition encourage ceux qui connaissent les auteurs présumés de ces actes à les dénoncer avec preuve à l’appui.

Pour lui, l’initiative d’une pétition pour la déchéance du bureau de leur chambre relève des prérogatives reconnues à chaque député.

« Certains collègues ont initié une pétition pour faire tomber le bureau de l’Assemblée nationale. Cette démarche est démocratique et s’inscrit dans le cadre légal de l’exercice des fonctions d’un député. Il y a toute une procédure devant conduire au vote d’une déchéance ou non. Il n’est nullement question de signer sous condition de payement ou de pot de vin comme les gens le racontent. Si tel est le cas, nous encourageons les congolais qui les connaissent, à dénoncer ces gens avec preuve à l’appui si la corruption s’avérait vraie », a dit à ACTUALITE.CD, le député Gratien de Saint-Nicolas Iracan.

Didi Manara, président du groupe parlementaire PPRD avait affirmé détenir des « preuves et témoignages » des victimes des actes de corruption pour basculer la majorité parlementaire en faveur de Félix Tshisekedi.

Le député Albert Fabrice Puela accuse le bureau de l’Assemblée nationale d’avoir violé l’article 139 du règlement intérieur de la chambre basse du Parlement. Cette disposition stipule :

« À la fin de chaque exercice budgétaire, le bureau présente à l’assemblée plénière un rapport complet de la gestion financière de l’Assemblée nationale dans les trente jours après l’ouverture de la session de mars. Passer ce délai, le bureau est réputé démissionnaire ».

L’élu du Kongo Central a, à cet effet, saisi le Conseil d’Etat en annulation de la décision du bureau de l’Assemblée nationale du 10 juillet 2020 qui avait refusé de démissionner après une mise en demeure lui adressée. 

Ce lundi 9 novembre, la plénière avait voté, à la suite d’une motion incidentielle une résolution déclarant « irrégulière » la démarche de la saisine du Conseil d’État pour déchoir le bureau de la chambre basse du parlement.

Berith Yakitenge

 



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