Afrique Centrale: Fusion Cemac-CEEAC – Le cadre réglementaire en discussion


La cellule des experts planche depuis hier sur les avant-projets de textes visant la rationalisation de ces deux communautés économiques de l’Afrique centrale.

L’Afrique centrale poursuit son projet de fusion de ses deux communautés économiques : la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac). La cellule des experts du Comité de pilotage de la rationalisation des communautés économiques régionales en Afrique centrale (Copil/CER-AC) est en effet réunie depuis hier par visioconférence.

Il est question, durant ces travaux, d’examiner le rapport de l’étude sur le rapprochement des cadres institutionnels des CER dans la sous-région et de débattre des avant-projets de textes qui formeront les fondations d’une nouvelle entité économique régionale. Ces documents sont constitués, entre autres, des avant-projets de Traité constitutif, avant-projets de convention et protocoles devant régir les institutions, organes et agences d’exécution qui formeront la nouvelle architecture institutionnelle communautaire de la sous-région.

Par ce projet de fusion, l’Afrique centrale veut corriger le problème de chevauchement des espaces d’intégration. Lesquels souffrent d’un faible niveau de commerce intra-communautaire, de l’insuffisance des ressources financières et de l’insécurité persistante. La rationalisation de l’espace Cemac-Ceeac revêt également un certain enjeu économique. Elle ouvre en effet la voie à la création d’un marché de près de 200 millions de consommateurs. Ce qui boostera les échanges et permettra d’en finir avec le cloisonnement. « Il y a eu des réformes des deux communautés économiques. On prend les acquis positifs de chacune d’elles et on fusionne pour créer une communauté plus forte. Nous devons être plus compétitifs pour la Zone de libre-échange continentale africaine. Voilà pourquoi il nous faut un bloc uni qui parle d’une même voix », explique Charles Assamba Ongodo, directeur général de la coopération et de l’intégration régionale au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, par ailleurs président de la cellule des experts du Copil/CER-AC.

Ces travaux prévus pour s’achever le 13 novembre prochain réunissent 80 participants. Des experts des pays membres du Copil/CER-AC, des institutions de la Ceeac, de la Cemac, du secrétariat technique du Copil/CER-AC, ainsi que des banques nationales d’Angola, du Burundi, de la RDC, de Sao-Tomé et Principe, du Rwanda, des Bourses des valeurs de Luanda et de Kigali. Après cette réunion, les différents textes seront soumis à la sanction des ministres et haut-responsables de la sous-région, avant que les chefs d’Etat ne décident en dernier ressort.



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