À Bahreïn, la mort du Premier ministre ne calme pas les dissensions familiales



La mort du prince Khalifa, inamovible Premier ministre et homme à poigne de la petite monarchie du Golfe, pourrait donner des espoirs de libéralisation politique. D’autant que son successeur Salman Al Khalifa passe pour être plus souple. Mais les luttes de clans au sein de la famille régnante ne sont pas finies, craint un site bahreïni d’opposition.

“La perte d’un père et d’un chef”, titre le quotidien bahreïni Al-Bilad, après l’annonce, mercredi 11 novembre, du décès du Premier ministre Khalifa ben Salman Al-Khalifa, à l’âge de 84 ans.

“Ô âme de la patrie, tu nous as quittés, mais ton empreinte restera. Tu resteras dans nos cœurs et ne nous quitteras pas”, ajoute un éditorial du même journal. “Dans chaque recoin de ce pays, ta présence continuera d’agir sur nous”, surenchérit un des autres quotidiens du pays, Al-Ayyam.

Tu nous as appris comment servir son pays, sans jamais faire de concessions, sans jamais céder, quelles que soient les circonstances.”

Longévité et main de fer

C’est peu dire en effet qu’il avait la réputation d’être intransigeant. En poste depuis 1970, c’est-à-dire pendant cinquante ans, il a été “Premier ministre depuis plus longtemps qu’aucun autre au monde”, précise Middle East Eye.

Le média en ligne rappelle qu’il a été le maître d’œuvre de la violente répression de l’opposition dans les années 1990, puis du soulèvement de la place de la Perle, variante locale du Printemps arabe, en 2011. Et d’ajouter, en citant le spécialiste de la région, Marc Owen Jones :

Beaucoup d’opposants bahreïnis se féliciteront de sa disparition, puisqu’il était considéré comme l’un des architectes en chef d’un État de plus en plus répressif.”

Son successeur

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