Avec la pandémie, le château de cartes du foot-business s’est écroulé



Stades vides, chute du marketing, problèmes de droits télé… Le Covid-19 n’a pas seulement chamboulé le calendrier du ballon rond européen, il a aussi coulé ses finances. Cette enquête du quotidien italien La Repubblica fait le point sur un secteur en crise, qui cherche désespérément une porte de sortie.

“Une banqueroute émotive”. Depuis que les spectateurs ont déserté les gradins des stades, le football n’est plus le même, déplore La Repubblica.

Sans son public, le ballon rond, qui était déjà un corps affaibli, a perdu son sang. Les chants, les drapeaux, les applaudissements et les sifflets, ce n’était pas qu’un contour. C’était l’essence même des matchs.”

En éloignant les supporters de leurs idoles, la pandémie a créé une remise en question spirituelle dans le monde du ballon rond, semble suggérer le quotidien romain. Mais cette nostalgie du foot d’avant la pandémie cache en réalité un problème bien plus important : le football européen risque le krach financier. Le média italien est allé enquêter sur les raisons de cette crise.

En surface pourtant, les choses ne vont pas si mal. Début septembre, tous les championnats européens ont réussi à redémarrer. Mais, si le jeu a repris son cours, la machine économique qui faisait fonctionner le football, elle, est restée à l’arrêt. La faute à un ensemble de facteurs, liés les uns aux autres, qui ont frappé tous les clubs du Vieux Continent en ruinant leurs finances. En commençant par le problème le plus évident, l’absence de recettes des stades.

Pertes de billetterie

“La saison dernière, les matchs à huis clos ont rapporté 21 millions d’euros de recettes en moins à la Juventus de Turin, le Milan AC en a perdu 10 et l’AS Rome 6”, détaille La Repubblica, qui calcule :

Si l’absence de supporteurs se poursuivait jusqu’à la fin de la saison 2020-2021, les pertes des clubs italiens s’élèveraient à 300 millions d’euros.”

Les équipes de la Botte sont en crise, mais ailleurs les choses se passent guère mieux. Direction l’Allemagne et sa Bundesliga. Ce championnat – souvent cité en exemple vertueux pour la gestion financière saine de ses clubs – connaît aussi ses pépins, et pas des moindres. Le Bayern Munich, sa locomotive, a annoncé par la voix de son dirigeant, Karl-Heinz Rummenigge, que l’équipe bavaroise (sacrée championne huit ans de suite) risquait de clore son bilan en passif pour la

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Source

Né en 1976, le titre se veut le journal de l’élite intellectuelle du pays. Orienté à gauche, avec une sympathie affichée pour le Parti démocrate, c’est un des quotidiens les plus vendus en Italie.
Le quotidien La Repubblica est 

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