Cameroun: Mobilité urbaine – A l’épreuve des évènements


Les difficultés de circulation suite au match Cameroun-Mozambique de jeudi appellent des correctifs.

La mobilité urbaine à Douala a été mise à rude épreuve jeudi dernier, à l’occasion du match Cameroun-Mozambique (3e journée des éliminatoires de la Can 2022). Un véritable test grandeur nature, dans la perspective des événements sportifs attendus en terre camerounaise. Le résultat a été plutôt préoccupant : les populations ont fait face à une situation inhabituelle. « J’ai marché de Bonanjo au Rond-point Deido. Il n’y avait pas moyen d’emprunter un taxi. Tout était bloqué par les embouteillages », témoigne Alfred P., déclarant en douanes. Une situation qui n’a pas échappé aux autorités de la ville non plus.

De fait, en raison du déplacement des joueurs des deux équipes pour le stade de la Réunification de Bépanda, l’itinéraire a été bloqué pendant un bon moment. Conséquence, une partie de la ville a été paralysée par des bouchons. « Du grand centre d’Akwa jusqu’au carrefour Bessengue, en passant par le rond-point Deido, la circulation était perturbée. Si nous avons deux matches simultanément ou encore une rencontre d’une plus grande envergure, je crains que toute la ville de Douala soit paralysée, et l’économie avec », affirme Landry M., homme d’affaires.

Ce jeudi là, jour de match Cameroun-Mozambique, le dispositif sécuritaire mis en place a semblé débordé par l’ampleur des bouchons. Pourtant, des dispositions avaient été prises pour faciliter la circulation dans la capitale économique à l’occasion des évènements sportifs internationaux que va abriter le Cameroun. En janvier 2021 pour le CHAN et en 2022 pour la CAN.

Des dispositions matérialisées à travers la mise en œuvre du Plan triennal d’urgence qui a permis de bitumer ou de réhabiliter des dizaines de kilomètres de routes dans nombre de quartiers de Douala. Les bouchons provoqués par la sortie des deux équipes jeudi dernier s’explique donc difficilement. Parce que ces nouvelles routes devaient être utilisées par les automobilistes, pour une circulation en principe toujours fluide à travers diverses artères de la ville. A la Communauté urbaine, on explique que le problème de routes sera adressé de manière durable « après les pluies ». Il est question d’engager « de grands travaux », et notamment de réhabiliter les routes ayant subi des « dégradations considérables » du fait des précipitations.



allafrica

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