Afrique Centrale: Prévention des conflits dans la CEEAC – La solution aux frontières


Le lancement officiel d’un projet d’appui consacré à cette problématique a eu lieu hier à Yaoundé.

En Afrique centrale, la plupart des frontières ne sont pas encore clairement définies, démarquées et sécurisées. De la sorte, elles portent en elles les germes de conflits transfrontaliers susceptibles de plomber la coopération économique, ainsi que l’intégration régionale et continentale. Comme solution à cette menace latente dans la sous-région, il a été créé un Projet d’appui au Programme frontières de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (APF-CEEAC).

Celui-ci s’inspire du Programme frontières de l’Union africaine, une initiative plus globale entreprise au plan continental. Le lancement de de ce projet a eu lieu hier à Yaoundé, en présence des ministres de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, et des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, de l’ambassadrice d’Allemagne au Cameroun, Corrina Fricke, ainsi que des dix gouverneurs de région du Cameroun. L’APF-CEEAC est surtout un sous-programme du Programme d’appui aux réformes et au renforcement des capacités institutionnelles de la Ceeac – Secteur paix et sécurité (Parcic), porté par l’Union européenne. A travers le 11e Fonds européen de développement, cette dernière finance le projet à hauteur à 5,6 milliards F, tandis que le gouvernement allemand, par l’entremise de la Coopération allemande, mobilise 1,9 milliard de F.

Il est question tout d’abord de promouvoir et faciliter la démarcation des frontières dans la sous-région, à travers la pose de bornes. Il s’agit également de favoriser l’intégration transfrontalière portée par les acteurs locaux et la société civile. Enfin, le dernier objectif s’intéresse au renforcement des capacités dans le domaine de la gestion des frontières. Une phase pilote a été lancée en janvier 2020 sur sept frontières, dont quatre pour le Cameroun (frontières avec le Gabon, la République centrafricaine, le Tchad et le Gabon).

Des équipes sont ainsi mobilisées depuis lors dans les régions du Nord, de l’Extrême-Nord, l’Adamaoua, l’Est et le Sud. Il en sera ainsi jusqu’en décembre 2022, échéance fixée aussi bien au niveau continental que sous-régional. A terme, la Coopération allemande, qui pilote le projet, espère que les objectifs fixés seront tenus : la délimitation et de la démarcation de plus de 6000 kilomètres de frontières, la création de commissions transfrontalières, la signature entre les 11 Etats membres de la CEEAC de dix traités internationaux sur la délimitation des frontières.



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