Cameroun: Production de données statistiques – Sur la bonne voie


Le ministre en charge de l’Economie a rappelé les défis qui s’imposent au secteur au cours de la 19e session du Conseil national de la statistique hier à Yaoundé.

« Moderniser les systèmes statistiques nationaux pour fournir des données et des statistiques en vue de soutenir la paix et le développement durables en Afrique ». C’est sur ce thème que se célébrait hier la journée africaine de la statistique. Au Cameroun, cette journée était aussi celle consacrée aux travaux de la 19e session du Conseil national de la statistique. Le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire présidait les travaux. Très vite, Alamine Ousmane Mey a fait le lien entre ce thème et la dernière actualité de la statistique au Cameroun.

« Notre pays en cette année a fait un pas décisif dans la production législative en matière statistique. La loi régissant l’activité statistique au Cameroun a été promulguée. Il me plaît de souligner, en relation avec l’ensemble des objectifs dans la production statistique cette loi moderne, ambitieuse, qui s’aligne au benchmark internationaux en matière de qualité, de pertinence, de fiabilité, de mise à disposition à l’endroit des acteurs de toute sorte des informations qui participent à la prise de décision », a indiqué Alamine Ousmane Mey.

La journée africaine de la statistique intervient donc dans un contexte où le Cameroun montre une volonté de moderniser son système national d’informations statistiques (SNIS) lui-même soutenu par sa stratégie nationale de développement de la statistique toujours pour garantir une évolution cohérente réussie vers les objectifs de développement durable et surtout vers l’émergence. « Le rôle du Conseil national de la statistique à l’échelle locale, régionale et nationale va être renforcé afin d’accompagner le processus de développement », va poursuivre le Minepat.

Une lancée tout de même freinée par le Covid-19 qui a eu un impact sur le SNIS dont un rapport d’études a été produit et présenté hier aux membres du conseil. Ces répercussions se résument au report de certaines activités programmées, à la production du système et à la création de nouveaux besoins d’informations statistiques, entre autres.

Mais, le SNIS devra faire face à nombre de défis énumérés par Alamine Ousmane Mey. Il s’agit notamment de la nécessité de produire des données statistiques au niveau des Collectivités territoriales décentralisées pour accompagner le processus de décentralisation ; de renforcer les ressources humaines, matérielles et financières du SNIS, véritable frein à la réalisation de certains objectifs, entre autres.



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