Les bouquinistes de Paris se réinventent



Leur affaire vit de la rencontre, du contact direct, de la discussion personnelle : à Paris, les bouquinistes ont dû fermer boutique le temps du deuxième confinement. Mais certains tentent de trouver de nouveaux chemins pour subsister, raconte ce quotidien espagnol.

Les feuilles mortes s’accumulent ces jours-ci sur les boîtes vertes des bouquinistes le long des quais de la Seine. C’est un triste spectacle. Ces charmantes échoppes de livres d’occasion, qui font partie du paysage parisien depuis quatre siècles, sont fermées en raison de la pandémie.

Les quelque 230 vendeurs cherchent un nouveau souffle pour survivre à l’une des crises les plus dures de leur histoire. Il y a quelques semaines, ils ont créé un site web (bouquinistesdeparis.com) pour vendre leurs livres en ligne, même si certains rechignent à se lancer dans le commerce électronique.

Ces derniers, parfois pour des questions de génération, ne sont pas à l’aise avec le numérique mais surtout ils sont convaincus que leur travail n’a pas de sens sans son cadre romantique, ses conversations en tête à tête et l’expérience sensorielle qui consiste à toucher et à respirer l’odeur des vieux livres ou des magazines. Autant d’aspects qui attirent le lecteur en balade le long des quais.

Une réputation mondiale

“Nous jouissons d’une réputation mondiale, nous faisons partie du patrimoine français”, déclare avec optimisme David Nosek, 66 ans, le créateur du site. Cet ancien ingénieur du son, bouquiniste depuis trente ans, veut continuer à se battre malgré les difficultés. Il ne veut pas entendre parler de retraite. “Cet été, nous étions au bord

[…]

Eusebio Val

Lire l’article original

Source

“L’Avant-Garde” a été fondée en 1881 à Barcelone par la famille Godó, qui en est toujours propriétaire. Ce quotidien au format berlinois est le deuxième du pays en matière de diffusion, et le numéro un en Catalogne, juste devant El Periódico de

[…]

Lire la suite





A lire aussi

Laisser un commentaire