Cameroun: Droit à la nationalité – Eclairages à l’université catholique


L’institution et le Haut-commissariat aux Réfugiés sont associées dans la délivrance, depuis lundi, d’une formation continue sur ces sujets.

La deuxième édition du cours francophone de droit de l’apatridie et de la nationalité se tient depuis mardi en visioconférence à l’Université catholique d’Afrique centrale (Ucac). La formation, co-organisée par cette institution universitaire et le Haut-commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) relève d’un partenariat entre les deux institutions. Pour cette session, 60 auditeurs de 30 pays d’Afrique et d’Europe ont été sélectionnés. Parmi eux, des praticiens dans le domaine de l’état-civil, des avocats, des magistrats, diplomates, enseignants d’université et étudiants en cycle doctoral.

Les cours sur des modules variés (nationalité, causes, conséquences et risques de l’apatridie, et la protection des apatrides) sont dispensés par des professeurs d’universités d’Afrique de l’Ouest, d’Australie, du Canada, des pays d’Europe entre autres. « Depuis deux ans, le Haut-commissariat aux réfugiés, a sollicité l’Ucac, dans le cadre d’un partenariat pour abriter ces cours francophones sur l apatridie et le droit à la nationalité. Au sujet de l’importance de ce cours, figurez-vous qu’un enfant sans acte de naissance ne peut aller à l’école, ne peut avoir un diplôme. Et l’apatridie, c’est-à-dire que vous n’avez pas de terre, vous n’avez pas d’enracinement social, vous êtes une personne en réalité qui n’existe pas », explique le Pr. Jean-Bertrand Salla, recteur de l’Ucac.

Pour les initiateurs de la formation, ces questions sont urgentes et doivent êtres résolues dans le monde puisque, selon les chiffres du HCR, plus de 10 millions de personnes sont sans nationalité. Une situation due soit à l’émigration, soit au décès des parents. « Redonner une nationalité à quelqu’un qui ne l’avait pas, lui donner un sens dans sa propre vie, c’est aussi la mission de l’Ucac, en collaboration avec le UNHCR », assure le recteur.

Cette préoccupation a par ailleurs suscité l’ouverture d’une nouvelle faculté consacrée aux sciences juridiques et politiques dont les curricula prévoient un Master en Action humanitaire et protection des réfugiés. Lequel Master s’intéresse particulièrement au droit de la nationalité et à l’apatridie. Le HCR soutient ces programmes par l’octroi de deux bourses doctorales annuelles. Lesquelles bourses permettront à de jeunes chercheurs d’effectuer des travaux en profondeur sur les thèmes de la nationalité et l’apatridie.



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