Cach accusée de corruption, le bureau de l’Assemblée se saisit du dossier



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En RDC, la tension persiste entre le Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila et le Cap pour le changement (Cach) de Félix Tshisekedi. La famille politique de l’ancien président accuse les membres de la plateforme politique de son successeur de procéder à de la corruption pour faire basculer la majorité parlementaire. Après moult déclarations dans la presse de la part du FCC, la tension est montée d’un cran ces deux jours. Cette fois-ci, le bureau de l’Assemblée nationale s’est saisie du dossier et a demandé au conseil des sages du même organe d’ouvrir une enquête.

Avec notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi

Le FCC est convaincu que Félix Tshisekedi veut en finir avec la coalition qu’il forme depuis deux ans avec son prédécesseur.

La formation politique de Joseph Kabila est également persuadé que l’actuel chef de l’État veut à tout prix obtenir une majorité à l’Assemblée nationale, mais sans passer par un vote et affirme détenir des preuves que les proches de Félix Tshisekedi tentent d’acheter les élus du FCC. Le FCC évoque même des chiffres: entre 7000 et 9000 dollars par député, clame-t-il. Les élus fidèle à Joseph Kabila l’ont encore répété au cours de la plénière de lundi dernier et cela a été consigné dans le compte rendu de la séance.

Muni de ce document, le bureau de Jeannine Mabunda a décidé de saisir le conseil des sages de l’Assemblée nationale pour que lumière soit faite.

Des auditions vont être organisées et des confrontations aussi. Avec cette action, le FCC menace les députés qui seraient prêts à rejoindre l’autre camp : ils pourraient perdre leurs sièges. Et pour cela, la formation politique de Joseph Kabila se dit prête à faire témoigner les députés qui auraient touché de l’argent, sans toutefois  accepter de rejoindre Félix Tshisekedi. Selon plusieurs responsables du FCC, une dizaine de députés auraient ainsi déjà rejoint le camp Tshisekedi.

De son côté, Cach rejette ces accusations et affirme que ces députés viennent de leur propre chef.



rfi

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