Afrique: L’Afrique adepte du libre-échange


Le président Faure Gnassingbé participe samedi à une réunion par visioconférence consacrée aux avancées de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA, ZLEC ou Zlecaf),

Ce projet en cours de création sur l’ensemble du continent vise à intégrer à terme l’ensemble des 55 Etats membres de l’Union africaine.

L’UA estime que la Zlec permettra d’augmenter de près de 60% d’ici à 2022 le commerce intra-africain et de donner un coup de fouet à l’ensemble de ses économies. Ses détracteurs évoquent le manque de complémentarité des économies et craignent que des importations bon marché ne portent préjudice aux petits producteurs agricoles et industriels.

La Zlec doit favoriser le commerce au sein du continent, attirer des investisseurs et permettre aux pays africains de s’émanciper de l’exploitation des matières premières.

Actuellement, seulement 16% du commerce des pays africains s’effectue avec d’autres pays du continent, et ce principalement au sein des groupes économiques régionaux tels que la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe), la Cedeao (Communauté économique d’Afrique de l’Ouest) ou l’EAC (Communauté d’Afrique de l’Est). Le commerce intra-européen s’élève à quelque 65%.

Faure Gnassingbé lors des échanges avec ses homologues de l’UA

La réussite de cette zone de libre-échange dépend beaucoup de l’élimination d’obstacles dits non tarifaires, auxquels la Zlec entend s’atteler, tels la corruption, la piètre qualité des infrastructures ou le temps d’attente aux frontières.

Le but de la Zlec est dans un premier temps de supprimer les droits de douane pour 90% des marchandises. Laissés à la discrétion de chaque pays, 7% seront libéralisés sur une période plus longue, tandis que les trois restants ne le seront pas.



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