Bisbilles au Bloc Libéral : de « gaves accusations » portées contre Dr Faya… | Africa Guinee


CONAKRY-Le parti Bloc Libéral traverse une crise interne. L’affaire qui fait les choux gras de la presse depuis quelques jours, laisse transparaître une accumulation de frustrations qui a fini par éclater. Un groupe de jeunes frondeurs mené par l’ex-président du Conseil National des Jeunes du Bloc Libéral porte de « graves accusations » sur Dr Faya Milimono. Lequel menace d’ailleurs de trimbaler en justice les frondeurs de son parti qui l’accusent de détournement des fonds et de mauvaise gestion.

Thierno Boubacar Baldé, ex-président du Conseil National des Jeunes du Bloc Libéral, qui a contacté notre rédaction sur ce sujet, annonce à son tour une plainte contre le Président du Bloc Libéral. Ce responsable du parti dirigé par Dr Faya Milimono persiste qu’il y a de fortes suspicions de détournement de fonds. Toutefois précise-t-il, en aucun cas le nom du leader du Bloc Libéral n’a été prononcé.

« Il y a de fortes suspicions sur des cas de détournement de fonds. Lors de notre congrès qui s’est tenu à 80% en ligne, un fond a été dégagé pour assister nos responsables à la base pour des frais de connexion internet. Chaque congressiste devrait recevoir une somme de 30.000 Gnf, et les membres de la commission chargée d’acheminer cette somme ont produit un rapport dans lequel ils disent avoir effectivement transféré l’intégralité de la somme. Nous avons été surpris d’entendre les mêmes personnes soutenir l’un  des arguments utilisés pour annuler le congrès.  C’est-à-dire que les congressistes n’étaient pas informés de la date du congrès. Alors on s’est  interrogé là-dessus.  Comment peut-on recevoir cet argent pour le congrès et dire qu’on n’était pas informé ? En interrogeant certains congressistes, ils nous ont dit n’avoir absolument rien reçu. A partir de là, ils ont porté plainte contre les membres de la commission au Bureau Exécutif pour un premier temps. Et pour une question de forme que le président Faya a évoquée, le dossier n’a pas été traité. Les plaignants ont ramené les plaintes mais ils ont systématiquement refusé d’en parler ou de mettre en place une commission qui va vérifier l’effectivité des accusations. Si les gens étaient de bonne foi, on aurait tout simplement mis en place une commission d’enquête. Nous sommes des politiques et nous aspirons gouverner ce pays. Est-ce comme ça qu’on souhaite gouverner quand on aura la responsabilité de conduire la destinée de notre pays ? Il y a un adage qui dit que qui vole un œuf, volera un bœuf », a expliqué Thierno Boubacar Baldé, désormais ex-président de la commission en charge des questions électorales au sein du Bureau Exécutif du BL.

Dr Faya Milimono qui estime que son « honneur » a été sali, annonce qu’il va porter plainte contre ses accusateurs auxquels il invite de préparer leurs preuves pour se justifier au tribunal.

« Nulle part le nom de Dr Faya n’a été évoqué dans ce dossier et personne n’a  fait allusion à lui. La déclaration est disponible avec les médias et les preuves audiovisuelles existent. C’est de la diversion pour détourner le débat de l’essentiel. Nous sommes sereins par rapport à cela. Maintenant s’il pense avoir des éléments contraires, c’est son droit en tant que citoyen de saisir la justice et de produire les preuves d’accusation, nous répondrons avec plaisir. Nous avons déjà saisi notre avocat par rapport à cette question et nous nous réservons le droit également de porter plainte contre lui pour diffamation et propos mensongers », prévient M. Baldé.

L’ex-président du Conseil National des Jeunes du Bloc Libéral soutient qu’il y a plusieurs manquements qui selon lui, ont poussé son groupe à prendre leur distance avec le président du BL.

« Ce qui est dénoncé est clair. C’est  l’impunité accordée à certains responsables du parti qui se permettent de poser des actes parfois publics qui ternissent l’image du parti.  Le cas le plus récent concerne les injures publiques et l’attitude sexiste qu’a été victime madame Halimatou Baldé vice-présidente du bureau national des jeunes de la part d’un vice-président du parti.  Jusque-là, ils refusent d’examiner ce cas et au même moment on sanctionne injustement d’autres responsables. Il y’a aussi la rétention d’information. Toutes ses rencontres avec le président de la république sont apprises dans les médias au même moment que vos lecteurs. Nous avons dénoncé cet état de fait à chaque fois en réunion du bureau exécutif où il a toujours promis de changer mais rien. Le favoritisme et le clanisme sur fond ethnique est érigé en système de gouvernance interne. Toutes les structures sont caporalisées et celles qui résistent sont combattues de la manière la plus laide », martèle M. Baldé.

Dossier à suivre…

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

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