Assemblée nationale: les petitionnaires reprochent à Mabunda le « retrait du contreseing » à la questeure au sujet des retraits de fonds, affirme l’initiateur, Paulin Maembo


Les députés signataires des pétitions en faveur de la déchéance du bureau de l’Assemblée nationale reprochent notamment à Jeanine Mabunda, présidente de cette chambre, « l’opacité » dans la gestion des finances de l’Assemblée nationale.

Un d’entre eux, l’auteur de l’initiative fustige le « manque du contreseing » de la questeure aux retraits d’argent à la banque.

 » nous reprochons beaucoup de choses au bureau, des choses qui vont de faute grave à l’incompétence notoire. Sur le plan de faute grave, il y a l’opacité de gestion des finances de l’Assemblée nationale. Donc, les finances de l’Assemblée nationale sont gérées par une seule personne qui s’appelle Jeanine Mabunda. Le contreseing  dans le chèque pour effectuer des opérations bancaires n’existe pas alors que dans les institutions, les organisations modernes, on ne peut gérer l’argent de l’institution comme si c’était votre propre argent de poche. Et pour besoin de transparence et de bonne gouvernance, il faut que les documents financiers soient gérés par deux personnes notamment la questeure et elle qui est la présidente. Mais, elle a retiré la signature, à la signature de contreseing à madame la questeure. Elle est restée seule maître pour retirer l’argent à la banque », a fait savoir le député Paulin Maembo Gelingi, initiateur des pétitions contre les membres du bureau de l’Assemblée nationale.

Et de poursuivre :

« Cette façon de faire les choses constitue une faute grave dans une organisation qui peut amener comme c’est le cas maintenant à déchéance d’un responsable d’une institution ».

Arrivés au Palais du peuple depuis 9 heures, les petitionnaires n’ont pu déposer leurs pétitions dans la soirée auprès du rapporteur adjoint de la chambre basse du parlement, Jacques Lunguana et du Secrétaire général de la chambre basse du parlement. Le premier n’a reçu que la pétition le mettant en cause et celles des autres membres du bureau signifiées au second.

Bien avant, les députés FCC avaient crié à la corruption disant même détenir des preuves. Ils promettaient les brandir devant la justice.

Fort de ces déclarations, Jeanine Mabunda, présidente du bureau de l’Assemblée nationale avait déjà saisi le comité des sages, organe appelé à gérer les différends entre députés pour statuer sur les allégations de corruption des députés pour signer les pétitions visant la déchéance de son bureau.

De leur côté également, les petitionnaires dénoncent la « corruption » des députés par le bureau Mabunda une fois qu’il a été mis au parfum des pétitions en gestation contre eux.  Comme le FCC, ils disent également détenir des « preuves irréfutables ». Ils promettent de brandir ces dernières à la justice le moment venu.

 Berith Yakitenge



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