Afrique: L’industrie transformatrice et l’agriculture sont les moteurs de la ZLECA – Dit un économiste


Luanda — L’économiste Gilberto António estime que l’entrée en vigueur de l’accord sur la zone de libre-échange africaine (ZLECA), prévue pour le 1er janvier 2021, augmentera les revenus et le bien-être de la plupart des pays du continent, considérant l’industrie manufacturière et l’agriculture comme des «moteurs» principaux.

Pour les économies nationales, selon Gilberto António, des gains d’efficacité et de productivité sont attendus en raison d’un plus grand degré d’intégration économique, d’une concurrence accrue des entreprises et d’une plus grande efficacité dans l’allocation des ressources.

Dans un entretien avec l’Angop, ce lundi, l’expert a également mentionné que, pour les entreprises, cet accord constitue une opportunité d’accéder à un marché plus large, ce qui permettra d’explorer les économies d’échelle et de gamme dans le processus de production et de distribution.

En outre, a-t-il poursuivi, les coûts de faire des affaires en Afrique seront réduits grâce à l’élimination des barrières tarifaires et non tarifaires.

Entre autres avantages, l’économiste envisage une augmentation des investissements directs étrangers en Afrique, compte tenu de la réduction des coûts et l’obtention d’économies d’échelle.

Pour l’Angola, l’entrée en vigueur de la ZLECA sera un défi, sachant que le pays part d’un régime commercial dépendant de la stratégie et de la politique nationale, à un régime libéral par rapport aux produits des pays africains.

« Pendant des années, la mise en œuvre de la zone de libre-échange de la SADC a été considérée avec quelques réserves. À partir de janvier 2021, nous aurons non seulement l’Afrique du Sud comme partenaire dans l’intégration régionale, mais également d’autres pays dotés d’une forte capacité d’exportation, comme le Egypte », observe Gilberto António, indiquant la possibilité de procéder à un démantèlement tarifaire progressif.

Interrogé sur la capacité du pays à prendre en charge les risques éventuels, il a averti que les risques découlent de la mise en œuvre de l’Accord et du résultat de la libéralisation.

L’un des risques possibles est lié à la baisse des recettes fiscales résultant de l’élimination des droits de douane sur les importations de produits africains et l’autre peut résulter de la concurrence des produits africains, ce qui pourrait entraîner une baisse d’une partie de la production nationale sur le marché du pays de manière substantielle, affectant la diversification de la production.

Un autre risque supplémentaire possible réside dans la répartition inégale des bénéfices de l’intégration économique, la plus grande partie pouvant être «captée» par certains pays à forte capacité de production.

Face à de tels risques, Gilberto Antonio dit qu’il est important que le gouvernement continue à mettre en œuvre les différents programmes de soutien à la production nationale, afin d’atténuer les effets négatifs possibles et de rendre la communauté d’affaires nationale résiliente.



Read more

A lire aussi

Laisser un commentaire