Au Japon, une élue évincée par référendum après avoir accusé un maire de l’avoir violée



Une élue locale qui accuse le maire de sa ville de l’avoir violée a été démise de ses fonctions par voie référendaire, alors que la justice n’a pas encore rendu son avis. L’édile clame son innocence, toutefois il lui est reproché de s’être livré à un lynchage collectif à l’encontre de l’élue.

Presque trois ans après le lancement du mouvement #MeToo, la litanie d’affaires de violences sexuelles qui ne cessent de secouer la scène politique au Japon s’est enrichie d’un nouveau cas. À la suite d’un référendum qui a eu lieu le 6 décembre, Shoko Arai, 51 ans et conseillère municipale de la ville de Kusatsu, célèbre destination touristique à 150 kilomètres au nord de Tokyo réputée pour ses sources thermales, a été évincée de ses fonctions, rapporte le journal Asahi Shimbun.

Pour comprendre cette histoire, il faut remonter à 2019, date à laquelle l’élue a accusé le maire de la ville, Takashi Kuroiwa, 73 ans, de l’avoir violée quatre ans plus tôt dans son bureau. En balayant l’accusation de l’élue, le maire a intenté deux procès pour diffamation contre Arai et demandé 50 millions de yens (400 000 euros) de dommages et intérêts : “C’est un coup monté de A à Z. Je laisse toujours la porte de mon bureau ouverte et le maire adjoint était présent sur place au moment des faits”, dit-il, cité par le journal. Kuroiwa avait déjà fait voter la révocation de l’élue en décembre 2019. Or quatre mois plus tard, cette décision a été jugée illégale et annulée par le comité de règlement de conflits de la préfecture de Gunma, abritant la ville.

“L’honneur de la ville est sauf”

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