Afrique Centrale: Foire transfrontalière de Kye-Ossi – Opportunité d’affaires à valoriser


La 11e édition de cette rencontre réservée aux opérateurs économiques d’Afrique centrale s’est tenue du 24 novembre au 5 décembre dernier.

Malgré les contraintes liées à la pandémie de la maladie à coronavirus et à la fermeture de certaines frontières, environ 80% des exposants et visiteurs attendus à la Foire transfrontalière annuelle de l’Afrique centrale (FOTRAC) ont répondu présent lors de la 11e édition, tenue à Kye-Ossi, du 24 novembre au 5 décembre dernier. La « ville aux trois frontières » a, une fois encore, accueilli ce qui se fait de mieux dans le cadre des productions économiques. Ce à quoi il faut ajouter quelques merveilles culturelles des pays de la sous-région. Quoi de plus normal donc, malgré tout, de montrer une note d’optimisme tant pour les autorités et les exposants venus de divers pays, que pour les organisateurs de cette rencontre.

C’est au nom du Premier ministre que le gouverneur Félix Nguélé Nguélé, qui avait à ses côtés le ministre gabonais de la Décentralisation, de la Cohésion et de l’Aménagement du territoire, Mathias Otounga, a procédé à l’ouverture de ce qu’il appellera « la fête du monde de la créativité et des richesses pour une sous-région économiquement émergente ». Et Kye-Ossi, chef-lieu de l’arrondissement du même nom, département de la Vallée-du-Ntem, région du Sud, devenait alors définitivement, à partir de son parc d’exposition, le terreau fertile pour des échanges fructueux entre opérateurs économiques, commerçants et artisans venus de toute l’Afrique centrale.

L’édition 2020, au-delà des expositions des productions, aura eu une touche particulière. L’organisation, dans un modèle privilégiant des visio-conférences, des tables-rondes et exposés thématiques par de grands entrepreneurs venus du Gabon, du Congo, de la Guinée-équatoriale et, bien sûr du Cameroun, aura permis d’échanger sur le thème général de la Foire, à savoir : « Concrétiser le processus de la zone de libre-échange continentale africaine, après Covid-19, pour le développement socioéconomique intégré de l’Afrique ». Et de l’avis de tous, la FOTRAC est et reste un réel vecteur de l’intégration socioéconomique de la sous-région. Tous ont souhaité une plus forte implication des Etats pour que la FOTRAC devienne définitivement cette plate-forme d’échanges qu’elle est depuis déjà une décennie. Voilà pourquoi un appel pressant a été lancé aux grandes entreprises installées dans divers pays de la sous-région, voire de l’Afrique, pour qu’elles prennent part à la FOTRAC, une opportunité d’affaires à saisir, dès l’édition 2021.

Deux autres activités ont donné une plus-value à cette édition : la session spéciale organisée par le FEICOM, le mardi 1er décembre 2020, sur la question du développement économique intégré des communes frontalières du Sud et un atelier d’échanges, organisé par la promotrice de la foire avec l’appui des experts, a porté sur la libre circulation des personnes et des biens au niveau des trois frontières.



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