Au Pakistan, l’opposition veut abandonner le Parlement



Après avoir organisé de nombreuses manifestations contre l’armée, les principaux partis de l’opposition au gouvernement Khan souhaitent obtenir l’organisation de législatives anticipées début 2021.

“Je ne comprends pas ce qu’ils cherchent à faire.” Le Premier ministre pakistanais, Imran Khan, a réagi par ces mots, mercredi 9 décembre, à l’annonce de la démission prochaine de tous les parlementaires de l’opposition, rapporte le Daily Times. Secoué par une sévère tempête politique depuis que, en septembre, onze partis minoritaires ont commencé à réclamer le départ du gouvernement, au motif que ce dernier était aux mains de l’armée, le Pakistan semble aujourd’hui naviguer à vue. Les opposants au parti au pouvoir, le Mouvement du Pakistan pour la justice (PTI), ont déclaré lundi que leurs députés “renonceraient à leur mandat d’ici au 31 décembre”.

Selon Imran Khan, le meilleur moyen de faire tomber un gouvernement n’est pas de rendre son tablier, mais, “comme le prévoit la Constitution, de déposer une motion de censure au Parlement”. “Je mets l’opposition au défi de le faire”, a déclaré le dirigeant, qui a précisé sa pensée en affirmant qu’en cas de démission massive de parlementaires “nous organiserons des élections partielles pour tous les sièges vacants, et nous en ressortirons

[…]

Guillaume Delacroix





A lire aussi

Laisser un commentaire