Cameroun: Accès au monde entrepreneurial – La case « incubateur » à renforcer


Au cours d’un congrès national sur l’incubation d’entreprises qui s’est achevé vendredi dernier, il a été question de réfléchir sur un modèle adapté aux besoins du pays.

Un incubateur d’entreprise est une structure d’accueil, de formation et d’accompagnement des porteurs de projets de création d’entreprises et d’assistance aux entreprises créées depuis moins de cinq ans. Ce sont donc dans ces plateformes que se peaufinent des projets, que ces derniers sont mieux maturés et les entrepreneurs mieux outillés. C’est pour mieux cerner le concept qu’a été organisé du 9 au 11 décembre dernier à Yaoundé, le congrès national sur l’incubation d’entreprises au Cameroun à l’initiative du ministère des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa). Le clou de cette rencontre, qui a eu en plus des ateliers thématiques, une foire-exposition, était la table ronde sur le thème: « Incubation d’entreprises: levier d’émergence d’un écosystème entrepreneurial innovant et compétitif. Enjeux et défis». Conférence à laquelle ont participé plusieurs membres du gouvernement, la Banque mondiale et d’autres partenaires.

Ce congrès avait pour ambition, selon le ministre des PME, de réunir toutes les structures d’incubation, de réfléchir sur les itinéraires et les contenus d’incubation, des référentiels en matière d’incubation mais surtout garantir la formulation d’un programme qui permette d’exploiter de façon optimale aussi bien les ressources humaines, que socio-économiques afin de mettre en synergie des idées de porteurs de projets dans la dynamique d’accélération du développement économique de notre pays. Au cours de la table ronde, on a donc réfléchi sur le modèle le plus pertinent d’incubateurs à mettre en œuvre. Pour Achille Bassilekin III, il est question «d’avoir une dynamique d’incubation qui réponde aux besoins de développement de notre pays mais qui, en même temps, reste en cohérence avec les standards internationaux que nous avons en matière d’incubation». Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications, pour sa part pense que les incubateurs devraient être adaptés aux secteurs d’activités mais aussi aux résultats qu’on veut obtenir. Pour elle, il doit donc avoir flexibilité.

Au Cameroun, l’activité d’incubation des Pme est consacrée par la loi portant promotion des Pme du 18 avril 2010 et le décret du Pm du 22 janvier 2020 fixant les modalités d’accomplissement des missions des structures d’incubation. Le Minpmeesa a mis en place le programme national d’incubation qui a favorisé la construction et l’opérationnalisation de la pépinière nationale pilote d’entreprises d’Edéa mais aussi la mise en place des incubateurs dans 11 universités d’Etat et grandes écoles. On recense parallèlement à ce jour près d’une soixantaine d’incubateurs privés. Il reste tout de même difficile de dresser un bilan concret de ces structures en termes d’emplois et de création des richesses.



allafrica

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