Cameroun: Contentieux – On ne se bouscule pas


Partis politiques et représentants du commandement traditionnel ont montré peu d’engouement pour déposer les requêtes.

Ce n’est pas la grande affluence dans les greffes des tribunaux administratifs des régions du pays. Jusqu’à hier soir, la juridiction administrative de Yaoundé enregistrait deux requêtes. Probablement les deux qui seront au rôle du contentieux des élections régionales du 6 décembre dernier. La première a été déposée dimanche par sa Majesté Philippe Noah Olama, candidat à l’élection des conseillers régionaux du 6 décembre dernier, dans la catégorie du commandement traditionnel dans le département du Nyong-et-So’o. La deuxième, une initiative d’un « groupement de chefs traditionnels de 2e et 3e degrés d’Ekoudou à Yaoundé ».

Le contenu de la première requête a un lien direct avec le vote. En effet, sa Majesté Philippe Noah Olama et son colistier Mbida Bessala demandent l’annulation partielle des opérations électorales dans cette circonscription, pour ce qui est notamment de leur catégorie d’électeurs. Pour eux, qu’il y a eu de multiples actes de fraude et d’irrégularités. Dans le registre des actes de fraude, ils y mettent la corruption des chefs traditionnels électeurs ; et dans celle des nombreuses irrégularités relevées, les deux chefs traditionnels parlent de « séquestration d’une grande partie d’électeurs et d’autres actes illicites ». Quant à la deuxième requête, ses auteurs parlent de « rétablissement des droits d’électeur violés par Elections Cameroon ». Ils se plaindraient plutôt du fait qu’ils n’ont pas pu voter lors des élections du 6 décembre, et sollicite l’arbitrage du tribunal administratif pour leur reconnaître la qualité d’électeur.

Dans la région du Sud, le tribunal administratif d’Ebolowa a reçu vendredi dernier, une requête aux fins d’annulation partielle des opérations électorales dans la circonscription de la Mvila. Celle-ci a été déposée par sa Majesté Estelle Victorine Amougou Mveng, candidate à l’élection du 6 décembre dans cette circonscription.

Pour ce qui est des formations politiques, aucune requête enregistrée dans le Centre. La principale formation politique qui aurait pu le faire, le Parti camerounais pour la Réconciliation nationale, à travers son président. Cabral Libii, avait déjà annoncé qu’elle n’introduirait aucun recours. Dans les autres régions également, l’on n’avait toujours pas eu de requêtes. Cette situation peut paraître compréhensible, lorsqu’on sait que dans plusieurs régions, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais était seul en compétition.



allafrica

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