Cameroun: CHRACERH – On réfléchit sur l’après-Covid


La cinquième session ordinaire du conseil d’administration s’est tenue hier au siège de la formation hospitalière.

Principal point à l’ordre du jour de cette session du conseil d’administration : le budget, nerf de la guerre. Les membres du conseil d’administration du Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine Paul et Chantal Biya (CHRACERH), qui veulent voir les réformes envisagées au sein de la formation sanitaire de référence aboutir, y ont consacré l’essentiel des travaux. « Il était question de voir vers quoi tendre. Aussi, ce conseil budgétaire a-t-il évolué en fonction du contexte actuel marqué par le Covid-19. Cette pandémie a fait beaucoup de mal à l’humanité et le secteur médical n’a pas été épargné. Nous avons donc eu beaucoup de problèmes cette année, c’est pour cela qu’il fallait repenser le budget de 2021, non pas en tenant compte de la performance de 2020, mais en s’appuyant sur celle de 2019 qui était, elle, dans la bonne dynamique. Car, nous étions en train de monter en puissance, mais le Covid-19 est venu nous décourager », a expliqué Pr. Jean Marie Kasia, administrateur directeur général du CHRACERH.

Selon le conseil d’administration, le Covid-19 en lui-même, -même s’il a affecté le taux de fréquentation de l’hôpital et ses rentrées financières-, ne constitue pas le problème. D’après les membres, il a plutôt permis de comprendre comment procéder pour évoluer mieux dans un contexte de crise. Du coup, le système hospitalier a été repensé, entraînant des réformes en interne par rapport au fonctionnement, au personnel et aux activités. Question de revenir, d’ici fin 2021, au top niveau et d’être capable de rivaliser avec les grandes structures européennes ou américaines. Pour ce faire, il faudra passer par l’acquisition de nouveaux matériels qui vont permettre à la formation sanitaire de rentrer dans la cancérologie, de manière à l’accompagner dans le diagnostic, le suivi évaluation avec les bilans d’extension, entre autres. « C’est très important, parce que c’est un domaine qui reste un grand chantier pour le CHRACERH. La chirurgie endoscopique est déjà une activité complètement maîtrisée. La cancérologie mérite une grande réflexion non seulement à notre niveau, mais aussi au niveau des décideurs. Je crois que nous allons adresser ce dossier pour que des solutions idoines lui soient trouvées », a assuré Pr. Jean Marie Kasia.

Les ambitions de développement du Chracerh, dossier régulièrement au menu des conseils d’administration depuis un moment, ont aussi été traitées. Tout comme, le sujet relatif à la formation des jeunes. D’ailleurs, le succès de Pr. Noa Ndoua, major au dernier concours d’agrégation Cames tenu à Brazzaville, a conforté le choix des administrateurs du Chracerh de veiller à assurer la relève au niveau de l’équipe médicale. Dans cette veine, un Comité permanent d’opérationnalisation stratégique de la recherche, de l’enseignement, de la formation pratique, et de la dispensation des soins de haut niveau en chirurgie endoscopique, procréation médicalement assistée et cancérologie gynécologique.



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