Cameroun: Fruits et légumes – Priorités alimentaires en 2021


Le ministre en charge de l’agriculture a présidé hier à Yaoundé, le lancement de l’année internationale dédié à ces produits.

L’alimentation et la nutrition au cœur d’un double événement hier à Yaoundé. Il s’agit du lancement de l’année internationale des fruits et légumes 2021 au Cameroun, et de la présentation du cadre harmonisé d’identification des zones à risque et des populations en insécurité alimentaire et nutritionnelle au Cameroun. Athman Mravili, le représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) a indiqué que cette année internationale des fruits et légumes « offre une occasion exceptionnelle de sensibiliser le public au rôle important des fruits et des légumes dans la nutrition, la sécurité alimentaire et la santé humaine ainsi que dans la réalisation des objectifs de développement durable». Il est donc question de sensibiliser le public et de diriger l’attention des décideurs politiques sur les bienfaits nutritionnels et sanitaires de la consommation des fruits et légumes, de réduire les pertes et gaspillages dans les systèmes alimentaires pourvoyeurs de légumes et fruits, etc. Cette année sera également l’occasion de rappeler qu’il est recommandé une consommation quotidienne d’au moins 400 grammes de fruits et légumes par jour.

L’autre point abordé hier était la communication du ministre en charge de l’Agriculture et du Développement rural (MINADER) sur la situation de l’insécurité alimentaire actuelle au Cameroun. Entre octobre et décembre 2020, « de manière générale, la situation alimentaire des populations est relativement acceptable. En effet, la campagne agricole en cours, avec la récolte des céréales, des racines, tubercules et autres légumineuses, dégage de bonnes disponibilités alimentaires. Dans tout le pays, exception faite des régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest, les ménages disposent actuellement d’importants stocks qui pourront couvrir leurs besoins alimentaires jusqu’en mars 2021 », a révélé le ministre Gabriel Mbaïrobe. Toutefois, il y a du souci à se faire dans certains départements.

Le Covid-19 a aussi eu un impact sur les résultats de cette analyse. « Les efforts, que nous devons consentir au niveau national et international, doivent nécessairement s’accompagner de mesures, visant à altérer le moins possible, le fonctionnement des systèmes agricoles et alimentaires et surtout, à protéger les moyens d’existence et de subsistance de nos populations, notamment, les plus vulnérables », a indiqué le Minader. Entre autres recommandations: la limitation du gaspillage alimentaire, la mise en place des stocks de produits et des semences agricoles (physique et monétaire), le soutien à la modernisation des filières prioritaires, le développement des infrastructures rurales, l’apport d’une assistance humanitaire d’urgence aux populations en insécurité alimentaire sévère, etc.



allafrica

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