Acat-France et RSF demandent la lumière sur la mort du journaliste Samuel Wazizi



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Le journaliste est mort en détention en août 2019. Les autorités camerounaises nient tout acte de torture.

« Les résultats de l’enquête sur la mort en détention du journaliste camerounais Samuel Wazizi doivent être rendus publics. » C’est le cri du cœur de deux organisations de défense des droits de l’homme l’Acat-France et Reporters sans frontières.

Samuel Wazizi avait été arrêté à Buea, dans le sud-ouest le 2 août 2019. Il aura fallu attendre dix mois pour que les autorités camerounaises, suite à des révélations dans la presse nationale, concèdent que le journaliste était mort. En juin dernier, elles déclaraient en effet que Samuel Wazizi, « actif au sein d’un groupe séparatiste », qu’il était décédé d’une infection généralisée le 17 août 2019 à l’hôpital militaire de Yaoundé, niant tout acte de torture ou sévices corporels.

« Il faut rompre avec le silence et la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés devrait peser de tout son poids pour que la lumière soit faite sur la mort de ce journaliste », demande Clément Boursin  responsable Afrique à l’Acat-France.

Le 9 octobre dernier, le vice-président de la CNDHL camerounaise a adressé un courrier à l’Acat concernant l’affaire Wazizi, nous indiquant que le président Paul Biya aurait reçu le rapport d’enquête sur la mort en détention de Samuel Wazizi. On est assez étonnés car on n’a aucun élément sur ce rapport, rien n’indique qui a fait cette enquête : est-ce qu’elle a été indépendante, impartiale ? Est-ce qu’il y a eu une autopsie du corps ? Aucun élément n’apparaît dans ce courrier. On demande aux autorités camerounaises de rendre publiques les conclusions de cette enquête.



rfi

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