À la Une: le Covid-19 en Afrique, attention danger…



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Les derniers chiffres sont inquiétants. « Depuis quelques semaines, constate Wakat Séra au Burkina, les chiffres du Covid-19 connaissent un regain dans le monde et particulièrement en Afrique. Le nombre de cas confirmés sur le continent s’élève à un peu moins de 2 millions et demi, a annoncé avant-hier le Centre africain de contrôle et de préventions des maladies. L’Afrique du Sud, le Maroc, l’Égypte et l’Éthiopie, sont actuellement les pays africains les plus touchés par la pandémie en termes de nombre. »

Mais les chiffres ne sont pas bons non plus en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest. En effet, pointe Aujourd’hui, toujours au Burkina, « il faut convenir que les clusters et les secondes vagues sur le continent, loin d’atteindre les cas observés en France, en Belgique ou en Italie, existent bel et bien et que le coronavirus a rebondi dans plusieurs pays africains. Les causes qui expliquent que le coronavirus se soit essaimé davantage : le relâchement des mesures-barrières, le déni et le manque de tests pour avoir une idée précise des cas, et enfin le nombre de cas asymptomatiques, c’est-à-dire les infectés qui ne développent pas la maladie. Ainsi, poursuit Aujourd’hui, avec les élections en Guinée et en Côte d’Ivoire, les meetings qui ont drainé des foules ont été propices aux contaminations, surtout que lors de ces raouts, le port des masques n’était pas toujours recommandé et les frottements étaient la règle. En outre, la levée des couvre-feux et autres quarantaines qui avaient coupé la chaîne de contamination, cette levée a favorisé encore le relâchement dans les bars, les pubs et les marchés… »

Le Mali serre la vis

Résultat : certains pays prennent des mesures drastiques, comme au Mali… Avec un « tour de vis sanitaire et sécuritaire », s’exclame Le Point Afrique : « Entre le manque de moyens et l’absence de mesures plus strictes, les autorités maliennes n’avaient pas d’autres choix que la fermeté alors que le nombre de cas de Covid-19 augmente depuis plusieurs semaines. Alors vendredi dernier, le couperet est tombé, constate Le Point Afrique : fermeture des écoles, bars, restaurants et de certains commerces jusqu’au 10 janvier. Et pour aller plus loin, le Mali a décidé d’un « état d’alerte sanitaire » pour six mois et d’un état d’urgence pour dix jours. « Il s’agit d’une question de vie ou de mort », a affirmé le porte-parole du gouvernement. »

En effet, poursuit Le Point Afrique, « aujourd’hui, presque neuf mois après le début de la pandémie, le Mali compte 6 049 cas, dont 211 mortels, pour une population d’environ 20 millions d’habitants. Et « nous constatons aujourd’hui une croissance presque exponentielle de la pandémie sur l’ensemble du territoire national », affirme le ministère de la Santé. »

Un nouveau variant du virus découvert en Afrique du Sud

La situation est alarmante aussi en Afrique du Sud. Outre le nombre de cas toujours élevé, « un nouveau variant du SARS-CoV-2 a été en effet identifié en Afrique du Sud, pointe Le Monde Afrique, et semble se propager à une vitesse inédite. Les chercheurs sud-africains ont été les premiers à le découvrir. Ce sont eux qui ont alerté leurs homologues à travers le monde, menant à la découverte d’un variant proche de celui repéré au Royaume-Uni notamment. Ce nouveau variant du SARS-CoV-2 possède un nom : « 501.V2 ». Identifié début octobre, « il a commencé à dominer très rapidement les échantillons que nous séquençons » », analyse un virologue sud-africain interrogé par le journal. « Mi-novembre, ce variant « 501.V2 » représentait 90 % des génomes séquencés par les scientifiques sud-africains. Une proportion inédite. Ce qui qui laisse penser que ce variant se propage plus vite que les autres. »

Alors, s’interroge Le Monde Afrique, « ce nouveau variant peut-il diminuer l’efficacité des vaccins qui arrivent sur le marché ? » Réponse du professeur Richard Lessells du laboratoire qui a identifié ce variant : « Cette mutation est inquiétante parce qu’elle touche un élément utilisé par les anticorps pour neutraliser le virus, mais il faut souligner que les vaccins mis au point produisent une réponse immunitaire à large spectre. Nous pensons qu’une simple mutation a peu de chances de remettre en question la réponse au vaccin mais nous ne le saurons qu’une fois que des tests auront été menés en laboratoire. »



rfi

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