à quand leur frais de collation ? – IWACU


Le personnel soignant surveillant différents points d’entrée (POE) du territoire national réclame leur frais de collation. Ils sont impayés depuis janvier 2020.

Ils sont plus d’une cinquantaine à réclamer leurs frais de collation non perçus depuis janvier 2020 jusqu’aujourd’hui. Eux, c’est le personnel soignant, en grande partie les infirmiers en charge de la surveillance des différents points d’entrées. Ces POE sont des lieux répertoriés par le ministère de la Santé comme étant des endroits susceptibles d’être des portes d’entrée des passagers ou des voyageurs entrant sur le sol burundais.

Mis en place en 2014 pour lutter contre l’Ebola, ce groupe de personnel soignant sera reconduit par le ministère de tutelle avec l’apparition de la Covid-19.

« Dans le cadre des dépistages rapides et de la sensibilisation, le ministère a monté des équipes d’appui », fait savoir F.H, l’une d’entre eux. Pour nous faciliter dans notre travail, explique-t-elle, le ministère nous a promis que quotidiennement, nous percevrons 10 mille BIF comme frais de collation.

Selon nos sources, une parole que le ministère joindra aux actes. Appuyé financièrement par l’OMS, nos sources affirment qu’elles ont perçu ces frais jusqu’à la fin de l’année 2019. Toutefois, soutiennent-elles : « Et là, nous n’avons reçu que 200 mille BIF au lieu des 300 mille BIF».
Le début de leurs désagréments coïncide avec début 2020. Depuis, ces infirmiers indiquent n’avoir rien perçu. La faute : des rapports vierges. D’après le ministère de tutelle au cours de ces derniers mois, ils n’auraient rien produit.

Pour eux, une incompréhension. « Si c’était le cas, avec la fermeture des frontières, le ministère de tutelle nous aurait notifié qu’il est vain de continuer à se présenter à nos postes d’attache. Hélas, jusqu’à maintenant, chose qu’il n’a pas encore fait ».

Une attente qui n’en finit pas

Bientôt un an sans percevoir leur frais, ces personnes ont fini par saisir le ministère qu’il soit rétabli dans leurs droits. « Malheureusement, une certaine Dr Liesse, responsable des urgences audit ministère, nous a signifié qu’ils s’étaient basés sur des rapports du ministère de tutelle ».

Plus déplorable, ces gens ne comprennent pas le caractère divisionniste que revêt cette opération. « Quand bien même nous n’aurions rien produit sur quelle base se serait-il basé pour payer seulement 9 points d’entrées sur plus d’une trentaine se trouvant sur le territoire national ».

Dans leurs familles respectives, ces gens confient que la situation devient de plus en plus intenable. « Mis de côté, le fait que nous croulons sous les dettes. Ils nous aient quasi impossible débourser plus de 5000 BIF par jour pour joindre leurs postes d’attache ». Contacté le porte-parole du ministère de la Santé publique Dr Jean Girukwishaka, promet de s’exprimer ultérieurement.



burundinews

A lire aussi

Laisser un commentaire