Afrique Centrale: Beac – Les bons points de la réglementation des changes


Les fruits de la réforme en la matière ont contribué à la désignation du gouverneur Abbas Mahamat Tolli comme « personnalité Eco Matin » de l’année 2019.

Le montant des devises rétrocédées à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), fruit des exportations des pays de la sous-région, est en hausse constante depuis bientôt trois exercices. De 3267 milliards de F en fin 2018, ce montant a excédé les 6.200 milliards en fin 2019. Soit une hausse de 89%. Et pour les dix premiers mois de 2020, les rétrocessions ont atteint 6.660 milliards de F, contre 4562 milliards sur la même période l’année précédente, soit une hausse de 46%.

Chiffres donnés ce samedi 19 décembre à Douala par le gouverneur de la Beac, Abbas Mahamat Tolli, qui recevait son prix de « personnalité Eco Matin » de l’année 2019. Des performances attribuées, pour l’essentiel, à la bonne mise en œuvre par la Banque centrale de la nouvelle réglementation des changes en zone Cemac, adoptée le 21 décembre 2018 par le comité interministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale.

Et justement, dira Emile Fidieck, directeur de publication d’Eco Matin, le jury a choisi M. Tolli pour son engagement « en faveur de l’application » de cette réglementation. A travers un « train de mesures financières courageuses », qui a permis « de redresser le cadre macroéconomique et de favoriser la restitution des réserves de change ».

En dépit de résistances, voire d’oppositions, perçues notamment dans les milieux de la finance et de l’exploitation des ressources naturelles, la Beac a tenu bon, et les résultats ont suivi. Le gouverneur dédiant le prix reçu « à l’ensemble du gouvernement de la Banque » ainsi qu’aux personnels, a souligné la contribution significative de la nouvelle réglementation « à la consolidation des réserves de change et au renforcement du cadre macroéconomique de la sous-région ». Entre autres effets de « l’impact systémique positif de ces résultats », l’éloignement du spectre d’une dévaluation.

Autres bons points de la réforme, des innovations ayant favorisé la transformation des économies de la zone – les rendant plus résilientes – et davantage de transparence, permettant de mieux lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.



allafrica

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