Au Japon, les entreprises tournent petit à petit la page des sceaux personnels



Un objet très ancien

Gravé dans des matières synthétiques ou naturelles, comme de la pierre, et long de 3 ou 4 centimètres, le hanko, ou sceau personnel, est un objet très ancien en Extrême-Orient. Il est resté indispensable pour la vie quotidienne de tous les Japonais, un peu comme la signature manuelle l’est en France. Il est nécessaire pour la validation de quasiment toutes les démarches administratives et commerciales, allant des contrats entre entreprises jusqu’aux registres de mariage. Or, aujourd’hui, le hanko est épinglé comme le symbole de l’inefficacité de la méthode de travail à la japonaise. Il retarde la numérisation du pays et constitue un véritable obstacle pour la généralisation du télétravail, certaines entreprises interdisant l’usage d’un sceau en dehors de leurs bureaux. Au point que Taro Kono, ministre chargé de la Réforme administrative, a lancé une campagne anti-hanko dès sa prise de fonctions en septembre 2020. “Je veux que le hanko soit éliminé de toutes les démarches administratives, sauf pour les cas où il y a des raisons justifiées”, a-t-il lancé, selon la chaîne publique NHK.





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