Cameroun: Activité économique – Après le Covid, la relance


Des stratégies pour remettre l’économie nationale sur les rails ont été débattues lors d’une session du conseil de politique économique.

Après le Covid-19 et les autres chocs internes qui ont impacté les économies de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) ces dernières années, l’heure est à la relance. Cette la préoccupation a constitué la trame de fonds de la réunion du conseil la politique économique, le 17 décembre dernier à Yaoundé. En effet, avec la chute des cours du pétrole, la crise au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, l’incendie de la Sonara et plus récemment, la crise sanitaire Covid-19, les économies de la sous-région et celle du Cameroun ont connu un véritable impact, ayant conduit à la baisse des cours des matières premières, à la diminution des transferts de fonds et à la baisse de la demande et de l’offre domestiques. Résultat, on a assisté à un fort ralentissement de l’activité économique, à un accroissement de la dépense de même qu’à une baisse des recettes de l’Etat. Les entreprises et les ménages ont également été secoués et aujourd’hui, le pouvoir d’achat et les chiffres d’affaires sont en baisse.

Bien que des mesures budgétaires et monétaires aient été prises au niveau de la sous-région et au Cameroun en particulier pour préserver l’économie, il demeure qu’elles restent des actions immédiates de résilience. En ouvrant les assises du conseil, Isaac Tamba, directeur général de l’Economie et de la programmation des investissements publics au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, précise qu’il est question de proposer des actions visant à concourir à la relance effective de l’activité économique.

Placé sous le thème : « La relance économique post Covid-19 », l’évènement a été articulé autour des thématiques telles que l’efficacité des instruments budgétaires et l’adéquation des instruments monétaires dans la politique de relance. Le premier sujet a été structuré autour des questions liées aux mesures budgétaires déjà prises, les sources de financement privilégiées et les conditions d’efficacité desdites mesures. Le second quant à lui, a permis de se pencher sur les mesures monétaires prises ainsi que les conditions visant à renforcer l’efficacité de ces mesures. « Chaque exposant devra répondre à la question : vomment s’assurer de la coordination des politiques budgétaires et monétaires », a indiqué Isaac Tamba.



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