Cameroun: Concours régional « Villes propres » – Douala II en exemple


La commune invitée à partager ses bonnes pratiques par le ministre de l’Habitat et du Développement urbain jeudi dernier.

L’implication de tous les acteurs. Pour Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement urbain, c’est l’ingrédient qui a permis à la commune de Douala II de prendre la deuxième place du concours « Villes Propres » 2020, dont les résultats ont été dévoilés le 5 octobre dernier à Douala. Raison pour laquelle lors du lancement du concours régional « Villes propres » pour le Littoral ce 17 décembre dans la cité économique, le Minhdu a invité Denise Fampou, maire de Douala II, à partager avec ses homologues de la région, les bonnes pratiques de la municipalité.

Parmi ces bonnes pratiques, deux points importants à retenir. D’abord, l’organisation depuis treize ans d’activités de propreté qui, au fil du temps, sont rentrées dans un cadre formel. Denise Fampou retrace le fil des évènements : « Lorsque nous sommes élus en 2007, nous constatons que notre commune est insalubre. Douala II était considérée comme la poubelle de la ville. Nous avons essayé tant bien que mal d’instaurer certaines pratiques à savoir nous mettre ensemble les jours fériés avec les populations volontaires pour faire la propreté dans notre environnement. Mais ce n’était pas suffisant. C’est l’ex-délégué du gouvernement, Fritz Ntonè Ntonè, qui a pris l’initiative de lancer les Journées citoyennes de propreté dans les cinq arrondissements continentaux de Douala. Un concept que nous avons gardé jusqu’à présent. »

Des Journées citoyennes de propreté de Douala II le jeudi, précédées chaque mercredi par la soirée de lutte contre le désordre urbain dans l’arrondissement. Et pour s’assurer de leur efficience et de la mobilisation citoyenne, la municipalité y a accolé le concours du quartier le plus propre. Concours dont les résultats de la 10e édition ont été dévoilés hier lundi. Cette efficience passe également par l’investissement de toutes les parties prenantes, deuxième point important à retenir des bonnes pratiques : l’autorité administrative, religieuse, traditionnelle, les forces de maintien de l’ordre, les chefs des 33 quartiers, les chefs de bloc, les présidents de comité d’hygiène, les présidents d’associations de jeunes et de femmes qui luttent contre l’insalubrité. Autant d’acteurs qu’on retrouve dans la plateforme d’actions de lutte contre le désordre urbain et l’insalubrité présidée par le Dr Didier Bidja, sous-préfet de Douala II. Une plateforme qui siège une fois par mois.

C’est ce dispositif bien huilé, mis en place depuis des années, qui a permis à Douala II d’empocher 75 millions F, prix de leur récompense au concours « Ville propre », et qui fait de la municipalité un candidat sérieux pour la nouvelle formule de la compétition nationale dont les résultats seront connus le 4 octobre 2021.



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