Cameroun: Ciné-club N’kah – A l’heure des classiques


« Les saignantes », film culte de Jean-Pierre Bekolo, et deux autres courts métrages étaient à l’affiche de ce concept qui promeut le 7e art local le week-end dernier à Yaoundé.

Le week-end dernier, amateurs et professionnels du cinéma avaient rendez-vous avec un film culte. « Les saignantes » de Jean-Pierre Bekolo, présenté comme le premier film de science-fiction africain. Ce long-métrage, rentré dans l’histoire pour avoir été sélectionné en 2017 par le Museum of Modern Art (MOMA) à New York parmi les 70 classiques de science-fiction, a été servi aux cinéphiles venus assister à la troisième session du Ciné-club N’kah.

Du 18 au 19 décembre dernier, l’acte 3 de ce rendez-vous bimensuel, initié par l’Association Tell And Be Africa pour proposer des films africains de bonne facture au public et l’amener à renouer avec les salles obscures, a connu la participation d’imminents cinéastes, journalistes et hommes politiques. En l’occurrence, Olivier et Chetah Bile ; Lazare Etoundi ; Douala Marthe Toto ; Yolande Ekoumou Samba; Joseph Mouetcho, sans oublier la vedette en vitrine, Jean-Pierre Bekolo.

Les projections ont été lancées vendredi aux environs de 18h par « Les saignantes », au grand bonheur des cinéphiles qui le découvraient alors pour certains, 15 ans après sa sortie. Les 92 minutes de visionnage ont été suivies d’un échange avec le réalisateur et producteur, Jean-Pierre Bekolo, autour de ce long métrage auréolé de l’Étalon d’argent de Yennenga et du prix de la meilleure interprétation féminine pour Adèle Ado au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco 2017).

Et ce, en toute convivialité. Au-delà de ses distinctions, « Les saignantes » a ému le public par son casting constitué entre autres d’Adèle Ado, Dorylia Calmel, Joséphine Ndagnou, Emile Abossolo et Thierry Ntamack. Sans oublier les regrettés Essindi Mindja et Jimmy Biyong. Le lendemain, les cinéphiles ont eu droit à deux autres courts métrages multi-primés. Notamment, « Damaru » d’Agbor Obed Agbor et « Samedi cinéma » du Sénégalais Mamadou Dia.



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