À la Une: Joseph Kabila attendu



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Noël, fin d’année, nouvel an… La RDC demeure préoccupée par les questions politiques mêlées à celles de la sécurité. « Conjectures sur le silence de Kabila », un titre est du bihebdomadaire Le Maximum qui affirme que : « Face à de nouvelles turbulences politiques, tout le monde attend que Joseph Kabila parle ». « Que va dire l’ancien président qui a dirigé le pays pendant dix-huit ans ? », s’interrogent les confrères de ce journal avant de poursuivre : « Peu disert comme à l’accoutumée pendant sa visite dans le Grand Katanga, Joseph Kabila Kabange semble faire peur à tous les camps politiques, y compris aux caciques de son FCC. Kabila s’est emmuré dans un mutisme ininterrompu par les youyous des foules de Kolwezi, Likasi ou Lubumbashi où il passe les fêtes de fin d’année », observe Le Maximum proche du FCC.

De son côté, le quotidien La République, parlant de ces enjeux politiques, constate tout simplement que : « Le FCC vole en éclats ! Comme un puzzle, ajoute le confrère, le Front commun pour le Congo n’est plus qu’un royaume éclaté dont chacun se sert d’une partie. En fait, explique le journal, c’est une sorte de retour de manivelle que subit cette plateforme politique à la base de l’émiettement, du dédoublement de maints de partis politiques lorsqu’elle était au pouvoir. (…) Aujourd’hui, peut-on encore lire dans les colonnes de La République, ses cadres n’ont plus que les yeux pour faire couler les larmes devant un château des cartes traversé par l’ouragan de l’Union sacrée pour la nation… »

Le journal Forum des As, lui, réserve son éditorial à un phénomène observé ces derniers temps et que certains attribuent à une stratégie d’infiltration pour créer l’insécurité dans la capitale : « Des vrais faux fous nous sont nés ! » s’extasie l’éditorialiste qui affirme que : « Ceux-ci (les fous donc) qui investissent les rues et autres carrefours de Kinshasa seraient plutôt porteurs de signes ostentatoires d’aisance -argent liquide en dollars, téléphone portable…et même parfois…d’armes. (…) À cause de leur témérité, ces vrais faux fous mettent en danger la carrière de tous ces fous sans histoire qui font partie du décor kinois. »

En cette période de nativité, on s’attendait à toutes les paraphrases de circonstance, sauf celle vachement folle selon laquelle -conclut l’éditorialiste du journal Forum des As- : « De vrais faux fous nous sont nés ».

« Lutte contre la deuxième vague de la Covid-19 : des inconscients sabotent le couvre-feu », rapporte pour sa part le quotidien Le Phare qui relève que des réclamations et protestations fusent ici et là depuis l’instauration du couvre-feu. Parmi les Congolais que le gouvernement voudrait protéger, il y en a qui sont mécontents de cette mesure : « Ils voudraient au mieux qu’on annule cette décision ou qu’elle soit limitée aux heures extrêmes de la nuit », écrit le quotidien proche du pouvoir de Kinshasa. À en croire le journal, plusieurs justifications sont avancées pour soutenir cette position : les difficultés de transport, la survie quotidienne, le doute sur la réalité et la virulence de cette pandémie ou encore, des contestations dictées par des oppositions politiques… Toutefois, ajoute le quotidien Le Phare, « de telles contestations proviennent de personnes souvent inconscientes des conséquences néfastes que provoque cette maladie. »



rfi

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