À la Une: le décès de Soumaïla Cissé



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Ses militants l’appelaient « Soumi ». Il avait été libéré en octobre dernier en même temps que l’humanitaire française Sophie Pétronin. Il était présenté comme le plus sérieux prétendant à la magistrature suprême lors de la future élection présidentielle attendue en 2022 au Mali. Il avait 71 ans.

Ses dernières confidences à la presse seront en kiosque dans six jours, le 31 décembre, et elles seront à lire dans le trimestriel La Revue. « Être libre est un privilège. Je l’ignorais. Maintenant, je le sais », dit Soumaïla Cissé à ce magazine, dans lequel l’ex-otage raconte les tribulations du captif des jihadistes qu’il fut dans les sables, du 25 mars au 8 octobre derniers, et dit sa volonté de « se remettre à jour » politiquement dans la perspective de ladite élection présidentielle annoncée pour 2022 par la junte militaire au pouvoir à Bamako, énonce La Revue

« Cette épreuve ne m’a pas domestiqué, elle m’a renforcé. Sans doute fallait-il que je la vive pour savoir que j’étais vraiment capable d’être un homme libre », disait-il encore à ce magazine, en évoquant poétiquement la beauté « sublime dans le désert » de la voûte céleste qu’il contemplait durant ses nuits de captif à la belle étoile… Ses ravisseurs n’ont pas eu raison de lui. Un certain virus, si.

Le coronavirus, justement. Tandis que la souche découverte en Angleterre vient d’être détectée en France, une nouvelle variante sud-africaine a été repérée. Elle aussi préoccupe les chercheurs

C’est dans la bonne ville de Tours, centre-ouest de la France que, pour la première fois, vient en effet d’être repérée la souche – disons « britannique » – du coronavirus, chez un patient résidant en Angleterre. Quant à la nouvelle variante du virus en provenance d’Afrique du Sud, elle « est soupçonnée de causer des formes graves chez les jeunes adultes », pointe Le Parisien.

Et ce quotidien le remarque, si le virus de type sud-africain « pose question », c’est qu’il est du genre « conquérant ». Comme l’a récemment souligné un scientifique sud-africain de l’Université du KwaZulu-Natal, « jamais nous n’avions vu une seule lignée dominer ainsi », ni « se répandre aussi vite (…) Deux mois, c’est ce qui lui a suffi pour supplanter toutes les autres souches en circulation »,rapporte encore Le Parisien.

Une belle histoire pour se remonter le moral en ces fêtes de Noël, un épisode de la Bible même, celui qui a fait entrer Salomé dans l’Histoire : la cour du trône d’Hérode a été retrouvée. Or c’est là qu’en dansant pour le roi, la fille d’Hérodiade aurait demandé (et obtenu) la tête de Saint-Jean-Baptiste ! 

Bienvenue en Jordanie, sur un piton au sommet d’une immense falaise surplombant la mer Morte. C’est là qu’il y a plus de deux mille ans, a été érigé le palais du tétrarque Hérode Antipas, au cœur de la forteresse de Macheronte.

Fouillant les vestiges, une équipe hongroise d’archéologues a découvert la salle du trône. « Une cour de près de 650 mètres carrés bordée par un péristyle, raconte Le Figaro. Dans un coin de cet espace, une niche semi-circulaire : un espace pour un trône, peut-être celui d’Hérode le Grand ou de son fils Hérode Antipas.»

Foi d’archéologues (et du Figaro), c’est là que « plusieurs épisodes majeurs de la Bible et des temps bibliques se seraient déroulés ». Selon les Saintes Écritures, Salomé, fille de la princesse Hérodiade, « subjugue Hérode en dansant pour lui » (et les artistes qui s’empareront de cet épisode inouï de la Bible imaginerons la fameuse Danse des sept voiles de Salomé). « Demande-moi ce que tu voudras… Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume », lui dit alors le roi (qui avait manifestement perdu la tête).

Ce que demande Salomé ? Justement. Rien moins que « la tête de Jean le Baptiste »,rappelle Le Figaro, en évoquant le prophète qui, selon la Sainte Bible, avait lui-même baptisé le Christ dans les eaux du Jourdain ! Sa tête servie sur un plateau ? Ça n’est plus de la danse, c’est de l’outrecuidance…



rfi

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