Afrique de l’Ouest: Le chronogramme des échéances électorales au Mali


Le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, a présenté, mardi, un chronogramme qui prévoit l’organisation de quatre scrutins au suffrage universel direct et une élection au suffrage indirect.

Le ministre, qui intervenait au cours de la réunion du cadre de concertation national avec les responsables du département sur l’organisation des prochaines échéances électorales, a annoncé que le premier scrutin concerne le référendum constitutionnel prévu au 2è trimestre 2021. L’élection du président de la République, qui sera organisée courant 1er trimestre 2022, suivra couplée à l’élection des députés et l’élection des conseils des collectivités qui aura lieu au 4è trimestre 2021. Et le second mode a trait à l’élection des conseillers nationaux (Haut conseil des collectivités) ou des sénateurs en fonction de la nouvelle Constitution.

Cette deuxième réunion par visioconférence, avec la participation des responsables des partis politiques portait sur la réorganisation territoriale, la conduite du processus électoral et la présentation de la Cellule d’appui au processus électoral de la Transition.

Il ressort d’un document remis à la presse que ce marathon électoral commencera par le référendum constitutionnel qui « devra se tenir en premier pour donner le cadre législatif approprié à l’organisation des élections ».

Ensuite, suivra le couplage des élections des conseils des collectivités territoriales suivies de l’élection des conseillers nationaux au cas où le Haut conseil des collectivités (HCC) serait maintenu. Et enfin, le couplage de l’élection présidentielle et des législatives qui marquera la fin de la Transition.

« J’apprécie ce geste qui témoigne de l’importance que la classe politique en particulier et les acteurs politiques en général attachent aux sujets qui nous réunissent cet après-midi », a déclaré le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation dans son discours d’ouverture. Le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga a, ensuite, indiqué qu’il s’agit d’échanger sur les grandes étapes de l’organisation des scrutins de sortie de la Transition.

En retour, les responsables des partis politiques se sont félicités de l’organisation de cette rencontre qui permettra une meilleure compréhension des échéances à venir, notamment le découpage électoral, la loi électorale, la future Constitution, etc.

Ils ont estimé que la révision exceptionnelle des listes électorales est une nécessité, arguant que « beaucoup de majeurs n’y sont pas inscrits ». Mais aussi beaucoup de nos compatriotes établis à l’extérieur. « à travers toute la diaspora, il n’y a qu’environ 400.000 électeurs », a indiqué le président de l’Alliance Démocratique pour la Paix (ADP-Maliba). D’après M. Bah, ce chiffre constituait les 5 % des huit millions d’électeurs inscrits lors des dernières élections.

Le leader de l’ADP-Maliba trouve qu’avec la Cellule d’appui au processus électoral de la Transition dont les missions sont, notamment, la mobilisation des acteurs politiques et de la société civile, ainsi que les partenaires autour du processus, les choses vont rester en l’état. « Alors que dans l’esprit du Dialogue national inclusif, c’est une seule structure qui doit piloter tout le processus électoral aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays », a-t-il rappelé. Ce qui permettra, selon lui, de marquer la transparence dans les futures élections.

Youba Bah a aussi exprimé ses inquiétudes sur la situation sécuritaire du Mali. Pour lui, les autorités de la Transition doivent « prendre le taureau par les cornes pour pouvoir sécuriser le pays et assainir la situation à tous les niveaux. »



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