Afrique: Les deux principaux freins à la mise en œuvre les projets photovoltaïques décelés


Plusieurs études ont relevé que deux freins principaux bloquent ou ralentissent la mise en œuvre les projets photovoltaïques.

C’est Mme Ndeye Fatou Ndiaye, responsable du Programme de développement de projet de la GIZ qui en a fait la révélation.

C’était au terme d’un séminaire de formation en ligne que la Coopération technique allemande au Développement (Giz) a organisé, du 23 novembre au 18 décembre 2020, en partenariat avec le Programme Développement de Projets (Pdp).

Une séance de formation organisée dans le cadre de la semaine de formation allemande sur le développement de projets solaires photovoltaïques.

Selon Mme Ndiaye, la mise en œuvre des projets photovoltaïques est confrontée à la disponibilité de ressources en interne dans les  structures pour s’occuper de tout ce qui est étude de faisabilité.

Entre autres obstacles, le responsable du Programme de développement de projet de la GIZ a fait allusion au difficile accès au financement.

D’où l’importance du Programme de développement de projet qui est financé par le ministère de l’Economie et de l’énergie allemand et donc mis en œuvre par la GIZ dans 16 pays en Asie du Sud-Est, en Asie du Sud, en Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient.

En Afrique de l’ouest, fait savoir Mme Ndiaye, le projet s’exerce dans cinq pays avec une mission principale qui est d’accompagner la mise en œuvre des projets photovoltaïques. Un projet présent au Sénégal depuis Novembre 2018.

« Nous agissons sur ces deux points-là, nous accompagnons les entreprises qui veulent investir, qui souhaitent surtout des factures énergétiques importantes. Nous les accompagnons dans la mise en place d’une étude de faisabilité complète ».

Après ceci, poursuit-elle, « nous mettons en contact avec des entreprises qui répondent à leur critère, et qui peuvent satisfaire à leur attente. Nous les accompagnons dans la recherche de financement pour trouver des fonds adaptés à leur projet ».

C’est dans ce cadre que se loge cette initiative financée par le Gouvernement allemand à travers son Ministère fédéral de l’Economie et de l’Energie (BMWi) et mise en œuvre par la GIZ.

Selon le responsable du Programme de développement de projet de la GIZ, cette formation sur le développement de projet photovoltaïque organisée pour la troisième fois au Sénégal a pour but de former les entreprises, des chefs d’entreprise du secteur des énergies renouvelables.

Une formation pendant laquelle les aspects techniques, commerciaux, juridiques du développement de projet sont abordés.

Il est également recherché la création d’un espace d’échange entre les entreprises allemandes et les entreprises sénégalaises, et africaines en général.

« Nous avons cette année des chefs d’entreprise du secteur des énergies renouvelables que des chefs d’entreprise de l’industrie », a-t-elle confié.

Pour cette année, les participants ont été formés sur les techniques photovoltaïques existantes, les points d’attention en cas de montage photovoltaïque ensuite sur des aspects commerciaux à prendre en compte dans la mise en place d’un projet photovoltaïque. Sans oublier la loi et la réglementation sur les aspects photovoltaïques.

Des relations commerciales entre entreprises africaines et allemandes

Les premières formations ont semblés porter leurs fruits. A en croire le responsable du Programme de développement de projet de la GIZ, des relations commerciales ont été créées.

Selon elle, après la première édition qui a eu lieu en décembre 2018, il y a eu des relations commerciales qui ont été créés entre des entreprises allemandes et les entreprises sénégalaises.

D’après elle, des entreprises allemandes évoluant dans les photovoltaïques, ont eu des partenaires sénégalais.

A cela s’ajoutent des formations offertes par des entreprises allemandes à des développeurs locaux en plus de la naissance d’un réseau rassemblant des acteurs du secteur privé des énergies renouvelables.

Les responsables du Programme Développement de Projets (Pdp) assurent avoir aidé des entreprises à trouver des financements et non une subvention.

« Nous les aidons à trouver les fonds verts qui sont disponibles en Europe en général, beaucoup en Allemagne. Nous les aidons à monter leur dossier pour que le dossier soit acceptable, pour que le dossier ait plus de chance de trouver un financement. Nous les mettons en contact avec  les porteurs de fonds ».



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