Afrique Centrale: Emissions des titres publics – La Beac proroge le rachat à septembre 2021


C’est l’une des résolutions du comité de politique monétaire tenu le 21 décembre dernier, pour soutenir les pays de la sous-région face à la crise économique.

Le Comité de politique monétaire (Cpm) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) s’est réuni en session ordinaire le 21 décembre dernier par visioconférence sous la présidence d’Abbas Mahamat Tolli, gouverneur de la Beac. Plusieurs points étaient inscrits à l’ordre du jour, d’après le communiqué final publié sur le site de la Beac le 23 décembre dernier. Il s’agit de l’examen des perspectives macroéconomiques mondiale et sous-régionale actualisées et de l’orientation de la politique monétaire. Mais deux principales mesures ressortent de cette concertation. Elles ont d’ailleurs fait l’objet de décisions signées du président du Cpm.

Ainsi, après avoir pris connaissance de l’évaluation de la mise en œuvre des mesures adoptées depuis mars 2020 pour faire face à la crise du Covid-19, le Cpm a décidé de « renouveler pour six mois, à compter du 1er janvier 202l, les conditions d’éligibilité des garanties aux opérations de refinancement de la Beac ; reconduire pour six mois, à compter du 1er mars 2021,le programme de rachat des titres publics sur le marché secondaire par la Beac». « La Beac n’étant plus autorisée à financer directement les Etats qui doivent supporter certaines dépenses imprévues, elle les finance indirectement en rachetant sur le marché secondaire les titres souscrites par les banques », expliquait une source à la Banque centrale. En prenant cette mesure en juillet dernier, la Beac avait indiqué une possibilité de proroger le programme de rachat à six mois supplémentaires en cas de nécessité et en cohérence avec les perspectives économiques 2021. Ledit programme ayant été enclenché en septembre 2020, une rallonge le conduit donc à septembre 2021.

Revenant sur les perspectives macroéconomiques en 2021, le Cpm a indiqué que sur le plan régional, on constate que l’assouplissement des mesures de confinement et la remontée des cours du pétrole ont contribué à une timide reprise dans la quasi-totalité des branches d’activités au cours du troisième trimestre 2020, en dehors des services marchands tels que les hôtels, les transports et le divertissement, qui subissent encore les effets des restrictions de divers ordres. « Ainsi, les perspectives économiques pour 2020 tablent sur une contraction du PIB réel de 2,9%, contre – 3,1 % projetée en septembre, une hausse du taux d’inflation en moyenne annuelle à 2,7 %, une dégradation des comptes macroéconomiques à travers des déficits budgétaire et extérieur respectivement à 3,6 % du PIB et 5,0 % du PIB et une augmentation des réserves de change au-dessus du seuil de trois mois d’importations des biens et services », renseigne le communiqué de presse.



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