Cameroun: Biens culturels – Stop au trafic illicite


Une campagne de communication en vue de lutter contre ce fléau a été lancée le 24 décembre dernier par le ministère des Arts et de la Culture à l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen.

Quoi de mieux que l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen pour procéder au lancement de la campagne de communication en vue de lutter contre le trafic illicite des biens culturels au Cameroun ? En effet, cette porte d’entrée et de sortie du pays, concentre également des « embarquements » et des « débarquements » illégaux de milliers d’objets d’art. C’était en présence de Salek Khaled, représentant du Bureau régional multisectoriel de l’Unesco pour l’Afrique centrale. En procédant au lancement de cette activité qui se déroulera dans tout le pays au nom du ministre Bidoung Mkpatt, le secrétaire général du ministère des Arts et de la Culture (Minac), Christophe Mbida Mindzie, a fait savoir qu’en dehors de la vente des armes et de la drogue, le trafic des objets d’art occupe le troisième rang mondial. Et cela finance des opérations de guerre et conflits dans la plupart des régions du monde, apprend-on des responsables du Minac. « Nous avons raison de nous alarmer, parce que c’est un appauvrissement de notre histoire », a-t-il martelé.

Pour ce qui est de la campagne, les médias audiovisuels (radio et télévision), ainsi que les réseaux sociaux porteront les messages sur la sensibilisation, à savoir, des phrases qui condamnent le trafic illicite des biens culturels au Cameroun, conformément à la loi de 2013, régissant le patrimoine culturel. Car, les richesses culturelles du pays traversent les frontières de façon illicite au mépris de la convention de 1970 qui interdit et empêche l’importation, l’exportation et le transport des propriétés illicites des biens culturels. Pour cette bataille, de « vaillants soldats » vont s’activer dans la distribution des flyers, l’exposition des roll-up, la diffusion des spots et bien d’autres actions qui militent pour la réaffirmation de la reconnaissance de l’identité nationale.

Pour le ministère des Arts et de la Culture, il est temps d’arrêter les voyages des trésors à l’instar du trône Afo Akom, récemment ramené au bercail. Ladite campagne de communication a induit la formation de la chaîne de protection des biens culturels : la police, la gendarmerie et les services des douanes, tous déployés aux frontières terrestres aériennes et maritimes. Pour le responsable de l’Unesco, la communication est essentielle pour sensibiliser le public et les acteurs dans ce domaine. Le rôle de l’Unesco c’est la formation. « Nous avons des projets de formation en collaboration avec le ministère et Interpol, ainsi que toutes les activités de sensibilisation du public qui doit se protéger, qui doit connaître les enjeux pour ne pas tomber à travers ces activités frauduleuses », a conclu Salek Khaled.



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